vendredi 30 novembre 2007

J'ai eu peur ....


Oui, j'ai eu peur, il y a fort longtemps, en lisant face à la cheminée flamboyante et bien enfoncée dans mon canapé, par une obscure journée de novembre, un livre intitulé "La nuit des enfants rois" et fort maladroitement offert à mon fils qui avait 9 ans.
J'ai vraiment eu peur.

Oui, j'ai eu peur, en regardant "Le passager de la pluie" avec Charles Bronson et la délicieuse Marlène Jobert.

J'ai vraiment eu peur.

Oui, j'ai eu peur en lisant "La chute de la maison Usher" de Edgard Poe.

J'ai vraiment eu peur.


Mais là où j'ai eu le plusseuh peur c'est en lisant ce qui suit. J'avais ..... C'était il y a très longtemps. Je ne sais plus quel âge j'avais.

"Il pouvait être minuit. Le feu s'était éteint et le plancher du dortoir ne s'éclairait plus que par la lumière vacillante de la lune qui semblait, à mesure qu'elle montait dans le ciel, vouloir visiter successivement chaque recoin de l'appartement. Ce n'était pas là tout ce qui remuait par terre, mais nos jeunes gens ne s'en apercevaient pas. Jacob Poot avait, petit à petit, accaparé presque toute la couverture. Il s'ensuivait que le capitaine Peter, à moitié gelé, rêvait qu'il était en train de patiner sur la mer de glace.
J'ai dit que la lumière de la lune n'était pas seule à se mouvoir sur le parquet nu et poli : quelque chose en effet s'avançait, sinon aussi lentement, du moins sans faire plus de bruit que ses blancs rayons.
"C'est le moment de te réveiller, Ludwig !"

Mais Ludwig dort toujours. Cependant son sommeil est agité. Karl n'entend-il rien non plus ? Karle, le brave, le sans peur, sinon sans reproches.

Non, Karl rêve qu'il est vainqueur à la course prochaine.
Et Pool ? Et Van Mounen ? Et Ben ? Eux non plus ne s'éveilleront donc jamais. Est-ce qu'aucun pressentiment ne pèse sur leur sommeil ? Hélas non. Ils sont tous à la course. Katrinka passe en chantant à travers leurs songes, puis disparaît en riant.

L'objet cependant continue à s'avancer lentement, lentement.

"Peter ! capitaine Peter, le danger s'approche !"
Peter n'entendit pas cette voix de son ange gardien qui l'avertissait : mais il rêva qu'il dégringolait d'un pic glacé, et ceci l'éveilla.
Qu'il avait froid ! Il tâcha de rentrer en possession de sa part légitime de couverture. Effort inutile ! Draps, couvertures, couvre-pieds, étaient solidement enroulés autour de l'inamovible Jacob. Peter regarda machinalement vers la fenêtre.
"Beau clair de lune, pensa-t-il ; nous aurons beau temps demain. Mais .... qu'est-ce que c'est que ça ?"

Il aperçut l'objet mouvant, ou plutôt une chose toute noire, car cela s'était arrêté quand Peter avait remué.
Il guetta en silence.
L'objet recommença à se mouvoir et approcha de plus en plus. Rendu plus attentif, il acquit la certitude qu'un homme, oui, un homme, et non pas un animal, comme il s'efforçait de le croire, rampait comme une chenille sur le parquet.

Le premier mouvement du capitaine fut de jeter l'alarme. Mais il se retint. Il voulait réfléchir.

Dans la main de l'homme, il voyait briller quelque chose. C'était la lame d'un couteau.... Ce n'était pas rassurant ! Mais Peter était doué d'une dose de sang-froid peu commune pour son âge.
Quand la tête de l'homme se relevait, Peter avait soin de fermer les yeux ; il comprenait qu'il fallait qu'il eût l'air de dormir profondément. Mais sitôt qu'elle se baissait, rien n'était plus perçant que le regard que jetait le capitaine sur les mouvements du malfaiteur.
L'ombre s'approchait de plus en plus ; déjà elle était à portée du lit de Peter. Là, Peter remarqua un temps d'arrêt ; la main qui tenait le couteau le posa avec des précautions infinies sur le plancher ; un bras prudent se souleva ensuite pour atteindre les effets du capitaine, posés sur une chaise au pied du lit. Le crime allait s'effectuer....."

J'ai vraiment eu peur. Mais je n'étais qu'une enfant.

Il m'arrive d'avoir peur aujourd'hui. Point ne m'est besoin de lire. Seulement de tomber par hasard sur la lucarne magique et quelques émissions de divertissement auxquelles participent de jeunes enfants dont les parents s'apprêtent à espérer gagner de l'argent (et eux aussi par la même occasion : quelle tristesse dans leurs yeux quand ils ne gagnent pas. Gageons qu'ils auront de merveilleux souvenirs palpitants à raconter à leurs petits enfants, plus tard au coin du feu)


La suite peut être lue à partir de la vingt-sixième ligne de la page 97 de l'ouvrage Bibliothèque Verte intitulé "Les Patins d'Argent" par P.-J. STHAL

J'en ai, semble-t-il, appris la page par coeur, virgules comprises. J'avais plus ou moins 8 ans et ma peur fut délicieusement éprouvante. Longtemps j'ai regardé la lueur de la lune sur le plancher avec inquiétude. Et si vous aviez vu l'illustration !!! Je vous la scanne, promis : voilà, c'est fait. Promis, c'est promis.









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jeudi 29 novembre 2007

Pensée unique

A quoi elle pense ?



Gravitude...
Sa fille mange du chocolat sous son nez
Perplexitude !

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mardi 27 novembre 2007

Suggestion du jour : (re)lecture...

Vous rendre au 25/08/07 - Titre Famille Plancha famille Zoutils : c'est la révolution dans la menuiserie

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dimanche 25 novembre 2007

Je le lis et j'entends ta voix Denise, comme un chant Corse

I
O chi vita pastore
a matina à l'albore
T'aisi cume lu fiore
Aspetendu lu to sole

II
O chi vita pastore
Che lu piovi o fasci ventu
Che lu nevi, sempre prontu
U to ghjornu hé tantu longu

III
Cusi fieru pastore
Quandu sonamu allegre
Fallendu di lu so areghju
Hé natu u to primu agnellu

IV
Quantu passi pastore
Filighjendu a to campia
Da li monti à la marina
U to core in armunia

V
O chi lagnu pastore
Hé passatu lu banditu
U to machjone fiuritu
Ti la tuttu inbrustulitu

VI
Sempre solu pastore
A pusa nantu una tepa
Cu la to cania fineta
Hé l'ora di la sachetta

VII
Sempre solu pastore
Sopra à té c'hé lu signore
Chi ti da forza é calore
Si lu so piu bellu fiore

VIII
E tu canti pastore
E si la to vita hé dura
Vai à tempu à la natura
d'un passu senza peura

IX
E tu canti pastore
A liberta tantu bramata
Ora mai l'hai truvata
Ma quantu l'hai sudata

X
O qui vita pastore
Quanti passi pastore
E tu canti pastore
Tra-la-la-la-la-la
Denise - 07/1999





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"Sainte-Catherine" parce que c'est l'actualité

Dans ta chapelle si modeste,
par des chemins très escarpés,
nous venons puisque c'est ta fête
pour te chanter et te prier
Refrain : Sainte Catherine, Sainte Catherine
Sainte Catherine d'Alexandrie (bis)
Etre chrétien c'est difficile,
En ce temps-là dans ton pays,
Tu rêvais d'une vie tranquille
Tes bourreaux ne l'ont pas permis. (refrain)

Tu n'as pas transgressé la loi,
Pourtant on t'a emprisonnée,
Tu n'as pas renié ta foi,
Alors tu fus martyrisée. (refrain)

Le destin est parfois étrange
Toi qui as dû subir la roue,
Depuis on chante tes louanges
Depuis on te prie à genoux (refrain)

Je veux bien croire à la légende,
Cette légende qui nous dit
Que tu fus portée par des anges (refrain)
Dans ton tombeau d'Alexandrie.

Dans ta chapelle si modeste,
Mais qui est belle à en pleurer,
Nous venons, puisque c'est ta fête,
Pour te chanter et te prier. (refrain)
Denise

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Poèmes de mon amie 2nyse

Lettre à Cédric

Je t'appelle "mon petit Cédric"
Depuis que tu n'es plus là.
Ce n'est pas très logique
ça ne t'étonnera pas !

Ici on est mal sans toi.
Même qu'on ne peut y croire !
Même si c'est bien là-bas,
Nous, on voudrait te revoir.

C'est comment, où l'on s'en va ?
Y fait-il toujours soleil ?
Les fleurs que l'on n'arrose pas
Ont-elles un parfum de miel ?

Il est comment ce pays
sans nouvelles et sans retour !
Y as-tu beaucoup d'amis,
Amis qui t'aiment et t'entourent ?

A tous ceux partis déjà
Veux-tu le dire pour nous,
-Même si ça ne se voit pas-
Que nous les aimons beaucoup.

Et ma prière en ce jour,
en ce beau jour de Noël,
A vous tous paix et amour,
auprès de Dieu, dans le ciel.

Et toi, mon petit Cédric,
Même si je pleure un peu,
même si ce n'est pas logique,
j'en suis sûre, tu es heureux !

2nise - février 2002

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Et si on jouait avec les doigts ?

Petite précision : mes photos se sont placées en sens inverse. Du coup si vous voulez suivre le sens de l'histoire, précipitez-vous sur la dernière photo et remontez l'espace.
Désolée
"Et si nous passions à un jeu de doigt plus rigolo ?" Elle l'a dit, elle l'a fait. Mais il n'y a pas eu de photos. Une autre fois.

"Puisque c'est ainsi je le jette à l'étang". Et le plus petit (l'auriculaire) fait ce qu'il dit
gloup gloup gloup : il n'y a plus de Petit Méchant

"Huishhhhhhhhhh je bois tout son sang" dit le quatrième ! (l'annulaire)
"Moi je l'égorge" dit le troisième (l'index)


"Gla gla gla", dit le deuxième, "moi je l'abats"
Et pan, ça s'entend.


Alors le plus gros (le pouce) crie
"Cachez-vous, je vois le P'tit Méchant"



D'abord il y a un champ tout plat :
quelqu'un joue dedans

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samedi 24 novembre 2007

Après Corps Nuds

Cette séance était gracieusement offerte, sous couvert APC association promotion du conte, et donnée en compagnie du grand et agréable Dimitri et de sa belle voix posée.


Vingt et un enfants sont présents sauf exception, plutôt moins 4 ans. Sans oublier les petitous, tous silencieux et pourtant pas endormis du tout, dans les bras de leur maman. Leurs regards sont exceptionnels, leurs mouvements de bras répètent en miroir ceux du conteur : étonnant.

Je regrette de n'avoir pas au bout de mes cils d'appareil numérique et si j'en avais eu, de ne pouvoir déposer sur ce blog la photo des visages heureux des enfants devant les histoires proposées : la randonnée de "celui qui avait avalé une mouche", les jeux de doigts (l'histoire effrayante du "Petit momillon blanc", celle pour s'en remettre du P'tit Indien Hisquiwiwi et de l'hippopotame Haskawhawha), celle du Loup qui ne savait plus faire hou ! et quelques autres encore.
Soit près de 45 mn voire une heure, d'histoires contées, je n'avais pas montre en main.
Quel dommage, mais quel dommage. Cependant, à bientôt, GOECN. Traduisons : Grandes Oreilles Enthousiastes de Corps Nuds : même livre en main, même pouce en bouche, même gigotis gigotas... elles étaient ouvertes. A penser que les doigts peuvent dessiner loup et lapins. A vos crayons, amis pitchous.

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mardi 20 novembre 2007

Coup de foudre

alain mabanckou memoires de porc-épic memoires Conteurs pas lu cet ouvrage vite vous le procurer j'en titube au Seuil seule concession à la majuscule

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lundi 19 novembre 2007

19 novembre 2007 atmosphère










Entre l'asphalte miroitant

et le ciel de plomb

les frondaisons s'enflamment.







Qu'y vois je ? L'un des sept nains,
une libellule, une tortue, le monde en main,
un petit poisson, une vieille grenouille
en attente de plongeon ...
Et me revient soudain, rebondissant sur ce tremplin, une courte histoire fort connue.
Il était une fois, au bord d'une mare, une grenouille et une tortue. Elles devisent gaiement. La grenouille est très vieille : elle sait tout sur tout. La tortue n'est guère plus jeune. Parfois elle se tait. Elle sait qu'elle sait, tout simplement. Alors que la discussion atteint un pic, plouf une goutte d'eau tombe du ciel.
"Ciel en effet", dit la grenouille, "Voilà qu'il pleut mon amie, mettons-nous à l'abri "
et elle plonge dans la mare.
Tortue se retire silencieusement dans ses appartements. Pas si bête, tout de même.

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samedi 17 novembre 2007

Novembre


Novembre est un peuplier
le vent doré
musique glissando

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vendredi 16 novembre 2007

RIVEJAN....

Le mal ? Des maux, des maux, rien que des mots.

Mal ade
Mal propre
Mal portant
Mal gracieux
Mal poli............................. pas brillant
Mal à l'aise
Mal léché
Mal odorant
Mal adroit........................ trop gauche
Mal avisé
Mal chanceux
Mal appris....................... mâle à prendre
Mal bâti
Malveillant
Mal thusien
Mal axé........................... désaxé
Mal séant
Mal otru.......... et ..........
Mal au coeur
Mal mené
Mal gré
Mal habil
Mal faisant..................... dindon d'la farce
Mal frat
Mal éable
Mal ingre........................ j'ai pas d' violon
Mal voyant
Mal veillant
Mal formé....................... vous avez dit forme ?
Mal traité
Mal saint ?
une....
Mal donne.
Mal édiction.................. j'en bégaye
c'est pas
Mal hein

'Mince alors je ne t'ai pas demandé ton autorisation : j'en suis mal aisée"

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jeudi 15 novembre 2007

Véronica hier, autres photos

mercredi 14 novembre 2007

Soirée avec Veronica



Aux Champs de Mars - un cercle rouge ; une table basse ; une chaise rouge ; deux micros hauts ; deux spots lumineux : un rond de lumière.
C'est peu mais ça suffit.
Quand elle entre, c'est avec la simplicité d'une organisatrice. Mais c'est bel et bien l'artiste. Elle s'installe, sans mot dire. Sait-elle seulement que nous sommes présents ? Elle libère ses bras d'une grand nombre de feuilles volantes qu'elle dépose sur la table basse -je pense, allez savoir pourquoi, -mais j'ai soudain ma petite idée à moi - à cette façon qu'il avait de placer en dizaines de tas, les feuilles de ses manuscrits sur toute surface plane- à Soljenitsyne. Elle dispache, dispache des feuilles et des feuilles de textes sur la table ; puis elle nous regarde.
Elle saisit sa guitare ; traîne ses doigts sur les cordes ; s'attarde sur un son, un autre ; elle dit. Nous nous faisons silencieux. Les mains volubiles, elle s'arrête parfois et sous quelques instants de vie, enchantant en français, on reconnaît la conteuse ; on devine humour et recul. "Ici en France, vous avez des grèves. Chez nous en Russie, nous avons de la neige -aparté : il en est beaucoup tombé ces jours-ci- Elle relève la tête. Retrait. "Chez nous, en Russie, il n'y a pas la grève".
L'air de rien.
Chance que Elena se soit mise à regretter l'oubli de son appareil photo. J'avais le mien. Les photos sont de lui.
Véronica, merci.
Elena et Bretagne-Russie aussi.

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mardi 13 novembre 2007

http://www.henrigougaud.fr/blog/

Pour vous plaire et tout simplement parce qu'à tant L'avoir écouté, dans les années 73 et suivantes, aujourd'hui encore je lis ses textes, au rythme de ses respirations.

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Quelques photos

lundi 12 novembre 2007

Après le Melti-Potes

il y eut ce matin, ma drôle de version dela si belle histoire de la ligne d'horizon : elle a fait beaucoup rire et bien sûr, sur sa conclusion, plongé tout le monde dans le silence de sa vérité. Très différente de celle, si courageusement dite et bien dite, par la soeur de Baboubosco (quand elles se prêtèrent au jeu de la prise de parole en public ce dernier vendredi 9 de novembre)
Autrement dite.
Soit si le coeur vous en dit, chez vous ou ailleurs : prendre un fil, le filer, l'offrir, et suggérer qu'il soit encore filé.
Ambiances filées filent et défilent : à chaque nouveau fil, nouvelle mouture, nouveaux émois. Parole.

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samedi 10 novembre 2007

Après le MeltiPotes, 3ème arrêt sur images

Ouf le pire est évité. Tout va très bien rassurez-vous. Madame la fileuse ravit le Forgeron de même : désormais ils fileront le fil ensemble et s'ils ne sont pas morts ils le fileront encore.

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Après le MeltiPotes, deuxième arrêt sur images

Hou là la, l'heure est grave hou la la la est-il possible qu'elle s'aggrave ?
Vite, consultez "Arrêt sur Images n° 3"

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Après le MeltiPotes, premier arrêt sur Images


Bon alors faisons simple : "Et oui, c'est ce qu'elle disait, ni plus ni moins, de merveilleuses paroles ô combien, j'en conviens, merci pour vos applaudissements"

Et maintenant, à qui le tour ? Mais oui, bien sûr, pourquoi pas vous. C'était la soeur. Et aussitôt d'entrer dans le vif du sujet "Regardez les yeux qu'il faisait !!!"

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Non mais incroyable, hier Terrasseentchatche était au Meltipotes !

Sur l'initiative de l'Institut Culturel Breton et de l'APC.
Qu'en dire ? Mais que du bien ! Le conte était là entre de bonnes mains, et il est reparti entre de bonnes mains. Qui ont joué le jeu de la toute première fois en public (ah gla gla gla, je m'émeus) :


  • l'histoire belge racontée de main de maître par surprise et par l'ami ;
  • la randonnée du petit rat blanc qu'était tout beau bien plus beau que tous les autres rats et qui pourtant se noya, oh la là mais à ce rythme-là, c'est qu'elle emballa le public ;
  • et la ligne d'horizon dite par la soeur avec tant de nuances -ah virus, virus, contagion du conte- que je ne la dévoilerai pas davantage, pour lui garder son délicieux secret sinon ainsi : vive les radoteuses vieilles et surtout tendez-leur bien, vos oreilles.
Qu'entendîmes-nous encore -ah, délicieux et suranné passé simple que je me plais à utiliser pour rire, tant il disparaît- ? L'histoire de François, le menuisier d'Orléans et du coup, dans la foulée, celle de la naissance d'une bercelonnette dans un atelier du même métier ; l'évocation de la trace qui permet d'un seul coup d'oeil de supposer qu'on est en présence du "vrai" conteur ; Havana -toi, dont le prénom est digne d''être celui d'une conteuse- tu la possèdes ! L'histoire de la soupe réputée du cordonnier de Laillé : impossible de ne pas en avoir le goût sous la langue tant le conteur se faisait gourmand ; celle courageuse et désopilante, d'une leçon de vie d'un père à son fils ; celles, de la femme qui filait son fil et du conte du Mensonge le plus doux à destination du maître des lieux.
Oui maître, j'utiliserai dorénavant le terme Pacha.
Oui, j'ai bien entendu le souhait, la prochaine fois nous glisserons quelques histoires du célèbre Naz'rhedin !
Oui, les histoires d'ordinaire, ce n'est pas court, .... c'est long : j'ai bien entendu ce regret émis : intéressant en cette époque de zapping, zaz...pingggggg, zap... za...pongggggggg
Oui Thierry, un jour, c'est promis, je dirai les six histoires qu'elle contient. Et pour finir, le tout souligné par les doigts magiciens de, -non je ne dirai pas son nom, mais tous ceux qui le connaissent le reconnaîtont à cela-, ... sur le délicat sanza africain. Alors, des regrets de ne point vous être déplacés ? Ben... c'est bon pour le moral et vous pourrez y revenir car cette soirée ne s'arrêtera pas là. Amicalement à tous. Au fait, pour le thé à la menthe ou la tisane pomme-cannelle, non non, cette fois, vous ne le trouverez pas vous-même. Laissez faire le Pacha, s'il vous plaît. Dans la jolie boîte, il a bon doigté et sur le visage, beau sourire. Tout un régal au Meltipotes.

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vendredi 9 novembre 2007

On n'oublie pas aujourd'hui Veillée contée


au Bar le MELTI POTES, Boulevard de Beaumont à RENNES : ça ne se passera pas au comptoir mais dans une petite salle arrière dédiée à la parole, celle des conteurs (2) et pourquoi pas à la votre, si la langue vous en disait.

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jeudi 8 novembre 2007

Le cyclamen de Nina

Automne
Eclats cyclamen
il rosit

Haïku ?

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A prévoir après la veillée conte, la prochaine heure du conte


à Cesson ne sera pas consacrée à l'appréhension de la non voyance (comme cette photo prise au cours de LudiKCéCité en témoigne) mais à la gourmandise.
Elle se déroulera, dès 15 h 30 le mercredi 14 novembre


Elle s'intitule "Manger du Paon.... Pouah !"


Elle tournera autour de la gourmandise comme toutes les séquences de l'année.

Pour Pitchous (les 15 1ères minutes environ)


Au delà un conte merveilleux suivra, à déguster, parole de paon.


A bientôt. Lania

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mercredi 7 novembre 2007

Pour Jean un air de Lauragais

http://jeancouleurs.blogspot.com/
Pour moi un p'tit tour du côté de Revel, dans le 31, au temps du bonheur, il y a longtemps, et puis tout plein d'autres petits tours gourmands. Belles promenades

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NovembRe d'Haïku so british (?)


Ciel chrysanthème éteint
fleur cyclamen cache-coeur
pétale ses rires.

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dimanche 4 novembre 2007

Taraboi pe balcon : le Babygrain' se dévoile en roumain

Je demande à tous ceux qui lisent le roumain dans le texte d'excuser la difficulté de gestion des signes typiques du roumain avec certains navigateurs, pour lire la version originale en pdf avec les accents c'est ici


T?r?boi pe balcon

A fost odat? ca niciodat?...
Intr-o noapte lini?tit?,
Un balcon la etaj, un sezlong întins,
Un cer de catifea, o lun? foarte rotund?.

In noaptea lini?tit? a balconului,
poetul visa, luna str?lucea
?i lini?tea t?cea.

Dar, brusc, un ?ip?t,
Zgomot, zarv?, t?r?boi ?i-un salt!
Al poetului care tresare, se treze?te ?i vede-n fa?a ochilor
O s?mân??; o boab? mititic? ?i speriat?,
Si p?mânt care zboar? din toate p?r?ile;
(Dar cum s-ajung? boaba o floare nalt?, -nvolburat?, frumos colorat?...
Dac? nu mai rabd? un pic s? stea-n ghiveci?)

Bebeboab? de Volbur? vrea s? plece?

?Hei, stai locului, strig? el,
De ce arunci p?mântul în toate p?r?ile, Bebeboab? de volbur???

?Mi-e fric? de-ntuneric,
Vreau lumin?!? spuse ea
Si strig? ?i ?op?i de mama focului!

Lumin?, întreb? poetul,
dar unde cau?i tu lumina,
doar avem aici!

Poetul întoarse ni?elu? capul
Si v?zu o minunat? lantern? chinezeasc?.

?Lantern?Chinez?, e?ti exact ce ne trebuie!
Nu vrei tu s-o luminezi pe Bebeboaba de Volbur??
Ii e tare fric? de-ntuneric, ?i doar lumina ta drag?
ar putea s-o adoarm? la loc!?

Doar c? Lantern?Chineza nu vrea s? lumineze!

?M? sperie lini?tea asta!
Vreau niste muzic?!? zise ea înc?p??ânat?.


Acuma vrea muzic?!
Unde cau?i tu muzica,
Doar avem aici!

Poetul întoarse ni?elu? capul
Si v?zu un clopot japonez.

Clopot-Japonez, ?i-e cântul cel mai cristalin!
Nu vrei tu s? bati ding-dong-dong,
s? poat? Lantern?Chineza s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbur?, care s-adoarm?
ca un pui în pl?pumioara de p?mânt?

Dar Clopot-Japonez nu vrea sa bata ding-dong-dong!
?E prea cald, nu pot s?-mi mi?c limba!
Vreau s? mi se fac?-ncet vânt cu evantaiul!? bomb?ni el.

Vrei evantai?
Cum s? nu!
Avem unul chiar aici!

Poetul i?i întoarse numai ni?elu? capul
Si v?zu o mândre?e de evantai:

Drag-Evantai, ai picat la ?anc!
Nu vrei tu sa-i faci vânt lui Clopot-Japonez,
ca s? bat? ding-dong-dong pentru Lantern?Chinez?,
care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbur?, care s-adoarm?
ca un pui în plapumioara de p?mânt?

Ins? Drag-Evantaiul nu vrea s? fac? vânt!
?M? plictisesc!
Vreau s? vad zorelele dansând!? zise el, cu un aer capricios.

S? vezi zorelele dansând!
Numai cât te gânde?ti,
Si iat?! zorelele sunt aici!

Poetul î?i întoarse numai ni?elu? capul
Si v?zu niste zorele sfioase:

Zorele-de-Zori, nu vre?i voi s? dansa?i pentru
Drag-Evantai, care s?-i fac? vânt lui
Clopot-Japonez, ca s? bat? ding-dong-dong pentru
Lantern?Chinez?, care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbur?, care s-adoarm?
ca un pui în pl?pumioara de p?mânt?

Ins? Zorelele-de-Zori nu vor s? danseze!
?Oh, suntem atât de toropite!
Vrem un du? revigorant!? spuser? ele, cu un aer nesuferit.

Vre?i un du? revigorant?
Dar iat? un du? chiar aici!


Poetul î?i întoarse numai ni?elu? capul
Si v?zu o stropitoare de toat? frumuse?ea:


Strop-Stropitoare, nu vrei tu s? le strope?ti pe
Zorelele-de-Zori, ca s? poat? dansa pentru
Drag-Evantai, care s?-i fac? vânt lui
Clopot-Japonez, ca s? bat? ding-dong-dong pentru
Lantern?Chinez?, care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbur?, care s-adoarm?
ca un pui în pl?pumioara de p?mânt?

Dar Strop-Stropitoarea nu vrea s? stropeasca!
?Mi-e prea sete!
Vreau sa beau ap? limpede de ploaie!? spuse ea cu un aer însetat.

Ve?i fi servit?-ntr-o clipit?!
Avem un robinet chiar aici!

Poetul î?i întoarse numai ni?elu? capul
Si-o vazu pe Domni?oara Nor-cu-Ploaie:

Bine-a?i venit, Domnisoar? Nor-cu Ploaie! Nu dori?i s? ploua?i pu?in pentru
Strop-Stropitoare, care s? le stropeasca pe
Zorelele-de-Zori, ca ele s? poat? dansa pentru
Drag-Evantai, care s?-i fac? vânt lui
Clopot-Japonez, ca s? bat? ding-dong-dong pentru
Lantern?Chinez?, care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbur?, care s-adoarm?
ca un pui în pl?pumioara de p?mânt?

Dar Domni?oara Nor-cu Ploaie nu vrea s? plou?!
?Vreau o întâlnire cu furtuna!
Vreau s?-i vad ocheadele, s?-i aud inima cum bate!? E a?a îndr?gostit?...!

Poetul î?i întoarse numai ni?elu? capul
Il z?ri pe Domnul Aprig-ca-Furtuna, ?i-l lu? la intreb?ri:


Domnule Aprig-ca-Furtuna, nu dori?i s? v?-ntâlni?i cu
Domni?oara Nor-cu Ploaie, ca s? vrea s? plou? pu?in pentru
Strop-Stropitoare, care s? le stropeasc? pe
Zorelele-de-Zori, ca ele s? poat? dansa pentru
Drag-Evantai, care s?-i fac? vânt lui
Clopot-Japonez, ca s? bat? ding-dong-dong pentru
Lantern?Chinez?, care s-o lumineze
pe Bebeboaba de Volbur?, care s-adoarm?
ca un pui în plapumioara de p?mânt?

Dar Domnul Aprig-ca-Furtuna nu vrea s? se arate!
?Vreau s? am curcubeul ca martor!? spuse el exigent.

Poetul a obosit.
Nu ?tie încotro s? se mai întoarc?.

Ce-i de f?cut?

Bebeboaba de Volbur? o sa fug? din jardinier?, asta-i sigur!

Deodat?, îns?, poetul zâmbi: f?r? s?-?i fi dat m?car seama,

Curcubeul ap?ru pe cer,
Domnul Aprig-ca-Furtuna i?i dezv?lui ocheadele ?i inima ce b?tea cu putere,
Domni?oara Nor-cu Ploaie plou? pic! pic! de pl?cere,
Strop-Stropitoarea b?u ap? ?i stropi strop! strop!
Zorelele-de-Zori, r?corite, dansar? pline de gra?ie,
Drag-Evantaiul încurajat f?cu vânt u?or, u?or,
Clopotul-Japonez, revigorat, f?cu ding-dong-dong,
Lantern?Chineza râse ?i lumin? din bel?ug,
iar Bebeboaba de Volbur? se cuib?ri în jardinier? ?i încol?i cumin?ic?,
sub pl?pumioara de p?mânt.

Si poetul?
Se intinse în ?ezlongul s?u ?i vis?...

Sus pe cer luna luci
Nici urm? de zgomot, nici un strig?t.
Nici urm? de zarv? sau de t?r?boi.
Lini?tea domne?te pretutindeni.


A doua zi diminea?a, to?i vecinii voiau s? afle ce se întâmplase.
Au coborât în parcare. Au început atunci s? se-ntrebe, s? discute...
Cine? Cine? Cine? Poetul?
Acela care locuie?te la balconul cu flori?
Si-au ridicat cu to?ii capul. Apoi mâinile, ca s? cleag? buche?ele albastre- roz- violet de
Bebeboab? de Volbur?.

Iar poetul i?i spunea poezia plin? de flori.babygrainroumain.pdf

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jeudi 1 novembre 2007

Mais où donc sera donc la prochaine veillée contée ?




Avec Jean Michel Corbineau ci-dessus et moi-même ci-dessous

le vendredi 9 novembre dès 20 h 45 au bar Le Melti-Potes, boulevard de Beaumont, sur la gauche de la gare quand on sort du Métro Rennaissur la droite, en haut de l'avenue Janvier quand on voudrait s'y rendre en "automobile" : plus prudent s'y rendre à pied. Un repère, le restaurant "Le Gascon" ami de l'association conviviale "Occi-Tagne"
Et cela, dans le cadre de la 3ème veillée contée intaurée par l'Institut Culturel de Bretagne -voir leur site- Alors à vous voir. Et à bientôt à tous

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