jeudi 31 juillet 2008

Toirée Transat en Ville à Rennes autres photos


sur le blog http://www.terrasseentchat.blogspot.com
et ce soir on n'oublie pas l'éventail des Transat s'agitera à Cleunay en écoutant "Ma Grand-Mère fait du vélo" dans le jardin rectangulaire qui existe derrière le centre social Pour l'instant on retourne chez soi et on découvre Rennes La Rouge, Ville Madrilène sur http://www.terrasseentchat.blogspot.com

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Toirée Transat Troisième : TOUFO c'est pas vrai



TOUFO c'est le nom du groupe. Bien mieux que trop peu, trop beaucoup de sourires dans le public, trop de respect pour tous. Leur fond de commerce est bien monté : accroches, dérision, précautions, connivences, musiques, instruments, dénonciations, affection : papy, mamy, gros ou bébés... -de ces derniers il y en a toujours à ne pas oublier, ils l'ont fait- ils touchèrent à tout et tous. On rit on pourrait être ému. Où l'on perçoit que si animer c'est donner de l'âme, âmes données furent hier aux Transat Troisième Ville de Rennes. La scène était éclairée : pas si mal, et toujours dommage que la nuit tombe si tard. Sauf méchant, on n'est jamais trop. Pour ces deux-là on finirait bien par en pincer. TOUFO.... Troisième Transat Terrible. A être très TR*
* Qui ne sait pas y va.

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mardi 29 juillet 2008

Cette aquarelle offerte...


ne pouvait pas mieux me convenir : elle s'intitule
"Toits de Rennes du haut de la rue de Toulouse".
Etienne, si tu es déjà en Ukraine, belles vacances et surtout mes remerciements.
Quant à vous qui lisez, sachez qu'Etienne est doué : il a l'oeil pour "dégoter" des vues de Rennes inconnues. Pour passer commande, je peux servir de relais.

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lundi 28 juillet 2008

http://www.lauzerte.fr/


Je me suis surprise récemment à dire "Qu'elle est belle ma place de la Mairie à Rennes". Ce possessif s'est imposé avec tranquillité. Il n'empêche que je garderai toujours un souvenir affectueux pour ma vieille place aux Cornières de Lauzerte. En ce temps-là et en son centre, elle hébergeait une haute halle -j'étais enfant- sous laquelle se déroulait entre autre le marché et aussi le bal du mois d'août au cours de la Fête dite de la Ville, donnée à l'occasion de la célébration de la Saint Barthélémy, foire aux bestiaux et aux chiens comprise. Mes parents avaient un couple voisin et forain -Monsieur et Madame Dausse que j'aimais beaucoup : avec d'autres enfants, dans leur petite salle de vie, je, comment dire, m'exercais parfois d'un savant glissé-pouce-index-main droite, à ouvrir des sachets de célophane bien luisants et argentés et même chantants, pour y introduire des cacahouètes, des bonbons divers ou des chouchoux -à manger ces derniers et non pas à mettre dans les cheveux- Il me revient aussi que sous la halle on collait, sur de belles longueurs de fil, des triangles de couleurs destinés à être suspendus d'une maison à l'autre pour égayer les rues à la même occasion : des guirlandes. Et que c'est aussi à l'occasion de cette fête que cerises ou pruneaux à l'eau de vie goûté(e)s, j'adore encore. Bien sûr je rêve toujours du double petit pain chaud et sucré de Monsieur Camille Larroque. Et à ce propos il me semble que je ne tarderai pas à évoquer les macarons de Pierrot (BONNET) dont le magasin faisait face à la Barbacane avec vue sur Molière -il me plaisait de croire que ce petit village était le lieu de naissance du célèbre auteur- sa fameuse et fine croustade d'or livrée de nuit dans la maison de mes parents et les over-doses de ses choux à la chantilly commises par mon père qui en raffolait : son dernier score ? Faudra que je l'interroge la prochaine fois que je le joindrai. Nous avons beau être voisin il n'en aurait guère plaisir. Dommage. De quoi envisager et d'autant plus une prochaine fournée de contes sucrés à laquelle je l'inviterai. Lui qui a pris cette si tendre photo jointe, qu'elle me permet de devenir de jour en jour spécialiste de la paresse ma plus souple et heureuse légitimité. Je suis née de la paresse, de la flânerie, du vagabondage, de la rêverie, et c'est à Lauzerte que j'y ai pris goût : à travers ses petits chemins ombrés qui nous menaient à La Vigne, à Vignals, en passant par le pont de Paillasse, en-dessous de Beaucaire, ou encore au Moulins de Tauran. Comment ne pas être gagné par la paresse à la seule vue dans ses rues de ses étroites zones d'ombre coupées au cutter par un soleil torride. Des siestes obligatoires derrière les volets à persiennes j'ai gardé ce goût pour l'identification de tous les sons qui nous parvenaient. J'ai d'ailleurs aujourd'hui à l'oreille -mais il ne faut pas le répéter- ces portes qui s'ouvraient aussi silencieusement que possibles mais pas suffisamment cependant et le bruit particulier du glougloutis d'un arrosage interdi pour cause de sécheresse. C'était quand déjà : deux, deux mille.... Chut, je n'en dirai pas plus. Bel été à tous sur les chemins de Compostelle surtout si vous vous arrêtez à Lauzerte et que vous laissiez résonner rue de la Gendarmerie le cri de votre bâton : je l'entend de Rennes où je vis : il "monte". Je l'écoute au momment où il "silence" alors que vous commentez telle fenêtre à ogive ou telle autre ou que vous envisagez la possible rudesse hivernale. Dans l'obscurité de la vieille cuisine seulement traversée par un puissant rai de soleil, je l'écoute reprendre sa bonne route et quitter l'actuel Lauzerte, qui à force de ressembler au moyennageux m'est tellement inconnu qu'à redécouvrir.

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samedi 26 juillet 2008

On dirait une jungle Lania ton Balconnier





Ma foi oui, je suis plutôt satisfaite de son allure. Elle a pourtant plutôt mal démarré : je n'ai pas changé la terre, pauvres graines : elles auraient pu joindre le bureau des graines maltraitées : au lieu de cela elles se sont installées tant bien que mal aidées de quelques rasades d'engrais. J'aime que la nature s'installe comme elle le désire : chacune a pris sa place, même les chrysanthèmes : et oui, les miens fleurissent en juillet, l'un après l'autre mais en septembre, micro climat oblige, ils exploseront : amusant ! Je fais un tour chaque matin, un peu comme Victor Hugo et je fais mon safari photos. Ma jungle n'est pas loin. C'est vrai que j'ai drôlement lutté contre un perce-oreille -il y en a tout plein cette année, étrange- ils ont la taille qu'il sied à un balconnier d'héberger quoique un peu plus grande : mutation ? Je ne les fréquente pas avec plaisir : je revois celui-ci qui me courait après il y a longtemps : "C'est une surprise, regarde" et si je cédais, je me retrouvais la bête dans le décolleté. Je n'ai jamais aimé ces jeux de frère débiles -précision, les jeux, pas les frères, quoique, sourire- . Et d'ailleurs, d'où viennent-ils ces perce-oreilles ? Pourquoi ont-ils choisi mon île ? Donc je fais un tour chaque matin. Je lui dis bonjour, le félicite et c'est alors que sur des sujets divers viennent des mots. Je les prends, les écoute et comme ils me le demandent, les dépose. Voilà ceux du jour

26 juillet 2008

Gris, mouillé, frais
C'est l'air du jour.

Il y a de l'automne sur la peau ce matin de juillet

Splaschent la pluie, sous les pneus, sur l'asphalte
Réfléchissent les ardoises en miroir
La symphonie lumineuse de juillet a viré
Elle clapote sous ls bottes des bébés.

Il y a de l'automne en oreilles aujourd'hui

Les couleurs du balconnier balayées
le carillon raide comme I
Les volubilis mous du bord

Il y a de l'automne ce jourd'hui

Déboussolée, la belle-de-nuit fleurit de jour


Belle idée

le soleil ébloui

Pointe le bout de son nez



Ensoleillé sera le jourd'hui....

ainsi qu'ils l'avaient tous dit.

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vendredi 25 juillet 2008

A un seau de sable près, l'Egypte à Dinard c'était hier.

http://www.fond-ecran-image.com/galerie-membre,france-dinard,dscn0658jpg.php



Une température mitigée -mais au soleil il n'est que 9 heure du matin- ; une gare, comme pour faire un vrai voyage ; un autobus pour aller direct jusqu'à Dinard ; une deux fois deux voies, quelques quatre vingt dix minutes de transport tranquille et au bout de la belle avenue, de part et d'autres encadrée d'arbres magnifiquement taillés, la Manche, bleue comme la Méditerranée. Mais, pour ne pas s'y tromper, les célèbres cabines blanches et bleues si rayées que même les nuages le sont. Smarties the cloudies ! La journée se déroule, belle et généreuse, dès que le soleil monte au zénith, c'est à dire 14 heures à nos montres. Attention peaux dangers. Le sublime c'est, qu'à trop dorer, je me suis endormie sous la couverture de mes nouvelles brésiliennes. Hormis les palmiers c'est pourtant bien en Egypte que je me suis réveillée. Mon pharaon et moi-même avec des airs de Cléôpâtre, nous retrouvions avec tous nos amis en bordure de mer. Les vents qui viennent du sud nous distraient aux sons du "Delta", le magnifique orchestre de papyrus. Je porte ma très célèbre ceinture aux lapis lazuli enchanteurs et l'air altier sous ma frange rousse. Tout est parfait. Les serviteurs m'éventent, mes servantes s'agitent lorsque soudain des cris d'enfants me font tourner le regard. C'est alors que sur ma peau crépitent des grains de sable qui m'extraient de ma douce somnolence. Je soulève mes paupières et découvre deux gamins qui se chamaillent : l'un pleure sa pyramide égyptienne détruite d'un coup de pied ravageur par son frère. L'eau de ses larmes plaque sur ses joues un masque étrange : le voilà pharaonisé d'un bel éclat doré. Etonnant sable d'or que celui de la plage de Dinard.

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mardi 22 juillet 2008

NICOLAS JULIEN...
















la fantaisie fait bouger

et l'audace applaudir !... Tout payant.

Fini le spectacle gratuit, "gracieux" et pas si mal, et sportif qui plus est, au milieu des Transats applaudissements

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"Fantaisiste" vu par Gilbert Garçin


On me dit souvent fantaisiste et on me l'a souvent dit, du plus loin dont je me souvienne. Je ne suis pas forcément d'accord alors ce matin pour m'en imprégner, je me regarde et je me dope à ma fantaisie, vue par Gilbert Garçin photographe marseillais lié à l'écriture. Voilà son site, si vous désiriez en voir davantage.
fan T ziste
Fan' et Fan' Taisent iste ! ouste !
Fente Aisie t'eux ! ..... et elle obéit

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lundi 21 juillet 2008

Bonjour - Eté 2008 Ier Transat en Ville à Rennes, bonsoir


Et s'il vous emmenait à Mont-Royal, longeant Sainte-Catherine, assis sur une chaise ou allongés à même un transat, celui-ci lui qui vient de Québec et porte nom François Lavallée, conteur ?

Mais qu'est-ce qu'il est drôle ! Et alors ? Alors c'était ici, exactement à cet endroit et véritablement pas à un autre. Impossible autrement, j'vousl'dis ! et fallait voir ses mains, ses mains, mais quelles mains ! des mains de .....
à soulever une chaise en pierre comme plume de macareux ! Devant vous bels et bien allongés : pas si simple disent-ils tous que d'intervenir devant un public couché. On veut bien le croire.


ça vous prend la tête, explique-t-il
Bon, mais point grave, on s'en remet j'vais vous l'preuver !


J'me tenais ainsi pieds collés et en apnée, devant lui, l'diable l' même en per'ssonnnnnnnnnnne ..... "Et alors ?"



un loup s'est pointé et tout le monde s'est tu ! L'instant suivant tout se précipitait.


Une vraie fuite éperdue, l'un main gauche rivée sur sa bouteille, l'autre rassemblant ses ouaïlles...



dans une fuite éperdue sauf le dernier : cloué sur place il attendait que le loup lui saute à la gueule. Imperturbale il saisit simplement sa guitare et se mit à .... jouer de l'R "violin irlandais !"



Il déclara s'appeler NICOLAS JULIEN et assura à tous que parce que le spectacle était gratuit il serait pourri ! On m'a dit que mon visage avait tiqué : je dis "oui" j'ai tiqué et pense que ceux qui rient devant de tels propos se trompent. Quant à lui, il m'a tellement indisposée que je n'ai pas vraiment su saisir ses trop peu nombreux sourires : grand nombre de photos, jeté. Dommage car il est plutôt sexy, -je l'imagianis bien torréant dans un habit de lumière- mais vérité ou plaisanterie il a d'emblée, à ce sujet, mis les points sur les "i" : hop ! envolés les fantasmes. Dommage car sa gestuelle "piétonne" et sa musique sont plutôt intéressantes. (à cet instant précis je précise que c'est seulement l'humble spectatrice qui s'exprime : rien de pro dans mes commentaires) J'espère vous le prouver par la suite.

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Eté 2008 1er Transat en Ville à Rennes, bonsoir -II-

Le jour se retire à pas de loup et son départ fait parit du spectacle : un plaisirtrans@ts, trans@ts, trans@ts, trans@tsd, trans@ts, trans@ts, trans@ts, trans@ts, trans@ts,
Mais que lui dit-il ?

Voir sur l'extrême droite de la photo : c'est à se damner !

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Eté 2008 Ier Transat en Ville à Rennes, bonsoir -IIIème et fin-

Le jour fuit. Le lieu entre en magie
Ce sont bien les Transats et on est en plein centre ville, sur la magnifique place de la mairie. Derrière nous, la rotonde de l'opéra.
Il y a d'autres photographes que moi-même qui tente seulement, de driver mon cadeau d'anniversaire

La nuit s'installe et s'avance vers le drive'in

Tout le monde s'est installé devant l'immense écran blanc, surtout le couple d'amoureux

Il est venu voir son Oncle Tati

Quant à Imane et Rozenne qui m'accompagnent, elles remontent la rue Le Bastard
Merveilleuse, en nocturne

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Conter à L'Estran à Binic ce sera bientôt


Comme en 2007. Cette année, le titre sera "C'est où Binic, disait un chameau, serviette au cou et mirages plein les yeux ?"

Au programme des contes de volcan, fontaine, colère et combats, pour en rire interactivement Non mais des fois !

Une adresse site pour en savoir davantage : http://www.ville-binic.fr/ (animations)

Un N° de téléphone : 02.96.73.35.23

Et deux photos avec texte (Ouest France et Le Télégramme)
N'oubliez pas : 13 août et 20 août 2008 et attention, cette année, le 13 et le 20 août seront des Mercredis

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mercredi 9 juillet 2008

En attendant l'autobus

C'est l'été

Mur blanc vif.
D'un fil de feuilles de fusain
Soleil peint.

C'est l'Espagne

Mur blanc vif.
Porte en fer forgé
Esmeralda y danse une brune seguedilla

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En passant devant le bureau de tabac J'ai lu quelques titres

Pourquoi la vie politique sépare les couples ?
Optimisme
Pourquoi la vie sépare les couples ?
Optimisme
Pourquoi le couple ?
Optimisme
C'est quoi le couple ?
Copulae ! Copulae ! Copulae ! Copulae !
Pessimisme
Pourquoi la vie sépare les couples ?
Parce que les couples ne copulae(nt) plus !!

Proverbe russe pour une jolie Carla Chanceuse
1er mariage : un essai
deuxième mariage : une répétition
troisième mariage : c'est le bon

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mardi 8 juillet 2008

Je parie qu'en 2018 le livre sera mort

La chronique de Frédéric Beigbeder
Le livre est mort, vive le livre ! par Frédéric Beigbeder - Lire, avril 2008
© Franck Courtès

Au Salon du livre on ne parlait que de lui : l'e-book, ou livre électronique. Cela fait des années que ce truc traîne, mais les prototypes n'étaient pas au point, Erik Orsenna militait à fond à l'époque, ça faisait un peu ricaner les méchantes langues, la cyber-lecture ne faisait peur à personne. Or voici que le moment est venu. Ça y est: les gens vont comprendre que cette invention va tout changer. Ce qui est arrivé au disque va arriver au livre: les librairies vont fermer les unes après les autres, le support papier sera réservé à quelques collectionneurs fétichistes, les enfants ne liront plus que sur des écrans. Vous haussez les épaules, incrédule? Si on vous avait dit, il y a dix ans, que plus personne n'achèterait de CD en 2008, vous ne l'auriez pas cru. Pourtant, c'est arrivé. La même chose va arriver au livre: je parie qu'en 2018 le livre sera mort. C'est horrible ? Oui. J'aime les bibliothèques, j'aime fureter dans leurs étagères, saisir un livre, l'ouvrir en son milieu, le parcourir au hasard, le humer, revenir au début, comparer, en prendre un autre, m'asseoir dans un fauteuil, déclamer un paragraphe, le souligner, le relire en silence... Tout vrai lecteur est avant tout un maniaque du papier. La fin du livre imprimé coïncidera peut-être avec la destruction de l'humanité. Gutenberg se retournera dans sa tombe, Hitler aura gagné: l'autodafé sera global.

La première réaction, instinctive, est bien sûr la révolte, le désespoir, la colère. Pourtant si l'on poursuit la comparaison avec la musique, force est d'admettre que la «dématérialisation» a plutôt été un progrès. Mon i-Pod m'a fait redécouvrir des milliers de morceaux que j'avais oubliés au fin fond de mes placards. Je télécharge sans sortir de chez moi des chansons rares, des morceaux cultes, des concerts mythiques. Je pars en voyage avec toute ma discothèque dans ma poche. Est-ce VRAIMENT moins bien qu'avant? Si le livre numérique est l'équivalent du MP3, il va totalement révolutionner nos comportements de lecteur. Nous allons avoir accès plus rapidement à toute l'Histoire de la Littérature. Nous allons dépoussiérer les classiques, tomber par hasard sur un vieux roman négligé, zapper entre Proust et Tolstoï en un lien hypertexte. Nous allons surtout avoir l'équivalent d'une armoire de livres dans notre veste. Nos enfants n'auront plus mal au dos en allant à l'école, comme l'a souligné un très bon article de Stephen Carrière dans le «Libé des écrivains». Les passionnés de lecture ne se trimbaleront plus des valises de deux tonnes au moment des départs en vacances. J'ai encore du mal à imaginer quel sera le fonctionnement de cette néo-lecture: certains «readers» se feuillettent, d'autres font défiler les pages comme sur un écran d'ordinateur. Une chose est sûre: déjà avec Google sur mon portable, j'ai parfois pris du plaisir à tomber en pleine rue sur un poème de jeunesse de Rimbaud ou à retrouver l'auteur d'une citation en trois secondes (alors qu'en cherchant dans ma bibliothèque j'aurais mis une semaine!). J'aimerais pouvoir jurer ici que lire sur un écran me dégoûte mais je mentirais. Ce n'est qu'une habitude à prendre, avec ses avantages (plus besoin de corner les pages) et ses inconvénients (c'était bien de corner les pages).
Comme Sartre, j'ai grandi au milieu des livres de mes parents et grands-parents. Dans Les mots, il raconte comment son amour des livres est né dans la bibliothèque de son grand-père: «Je n'ai jamais gratté la terre ni quêté des nids, je n'ai pas herborisé ni lancé des pierres aux oiseaux. Mais les livres ont été mes oiseaux et mes nids, mes bêtes domestiques, mon étable et ma campagne; la bibliothèque, c'était le monde pris dans un miroir; elle en avait l'épaisseur infinie, la variété, l'imprévisibilité.» Mais parlait-il de l'objet livre, ou de son contenu? Le progrès va peut-être détruire le livre (ou le réserver à une élite); mais le progrès ne détruira pas la lecture, ni l'écriture, ni la littérature. Au contraire il va peut-être nous amener à lire (et écrire) autrement. Et quand, un jour prochain, je serai allongé sur la plage avec l'intégralité de La comédie humaine de Balzac sur ma serviette de bain, c'est bizarre... Honnêtement je n'arrive encore pas à décider si ce sera le sommet du ridicule, ou un luxe extraordinaire, ou la fin du monde.

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samedi 5 juillet 2008

C'était où la Fin des Tombées de la Nuit ?

A force de voir les badauds tenter de lire le bas de la dernière affiche et s'en aller désespérés ; à force de voir déambuler les badauds par là et par ici, j'ai adressé la parole à un jeune couple et fait la connaissance de Youna et Agathe, l'une avec son lapin, l'autre avec son ours ? Et échangé avec eux quelques regrets : mais pourquoi z-at-on nous changé nos Tombées ? Festival de rue ? De moins en moins. Nous nous sommes séparés. Et à mon tour j'ai déambulé. Place des Lices des transats tout perdus devant une scène en préparation ; place de la Mairie, pas même les bâteleurs avec leurs feux en bouches et bolas : disparus ; place du Parlement, un mini cirque de moins et moins que rien ; rue St Melaine je pense que je me trompe de sens à croiser le monde que j'y croise. Je poursuis. Thabor, un progrès : l'installation lumineuse et plastique agréable au regard sera sans trace mon appareil ayant subitement décidé de ne plus travailler au cours de l'agréable sortie d'église du mariage de Sandra. Les oreilles étaient autant à l'honneur qu'autour du vin du même nom. Sous la toile de tente j'ai cru retrouver les Sentimental Trumpett qui eux jouaient en plein air. J'ai revu la scène montée sur le principal carrefour de Cazes-Mondenard -actuel haut lieu "mondial" du musée du corbillard - et surtout tout le monde danser sans retenue. Pas mal. Mais aujourd'hui, cigarettes et verre à la main de mes voisins voisines ont fait que je n'ai pas tardé à m'éclipser d'autant plus que je n'ai retrouvé ni RYAMIE ni RIVONEMA. C'est alors que j'ai retrouvé TINEMAR et échangé quelques mots en sa compagnie à propos du Brésil du côté de la rue Legraverand : ça existe, certains mardi soir. C'est ainsi maintenant, on ne sort plus dans la rue. On se distrait sur thème, dans les bars. Bon je papote, tu lis, je papote trop, tu t'ennuies. Arrête de bailler. J'ai compris. C'est ta Tombée de la Nuit. Qu'elle soit bonne l'Ami(e).

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mardi 1 juillet 2008

Je n'ai pas vérifié mais ça me plaît bien

"Un mobile : une petite fête locale, une fleur qui se fane dès qu'elle s'arrête." J.P Sartre, 1942.

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