samedi 3 mai 2008

Tout schuss LENTEUR, avec lui et moi aux Champs Libres


pour savoir qui il est et ce qu'il fait.

N'est-il pas mignon ?
Venez craquer pour lui en ma compagnie et celle de Henri, l'ami d'Henri et tous les autres aussi.
Promis ? Je vous attendrai pour vous lire leurs histoires
dès 15 h 30.... je me presserai pour ne pas être en retard :-)
A bientôt
Lania

http://www.flickr.com/photos/stygiangloom/220992362/

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mardi 29 avril 2008

Ane été I et II

Il était une fois

Cela faisait quelques temps déjà, Nanon lÂnon trouva son pré trop petit, riquiqui rétréci

et cela un matin, juste après avoir quitté son écurie. Dès que son maître fut parti hop là Nanon LÂNON tira sur la corde, déterra le pieu et hop là prit la poudre d'escampette.

Il regardait tout ; il goûta vrai de vrai avec bonheur, cette herbe qui était plus haute que celle de son pré, cette eau qui coulait de la source au plein c?ur du taillis ; et surtout sa liberté car il était libre, sans maître aucun autour de lui ! En clair, il était au paradis.

Hi han hi han hi hi hi Nanon LÂNON ne se tient plus de bonheur il brait, brait brait, comme jamais.

Quelqu?un entendit son cri bizarre : c?était Gaston LELION. Celui-ci n?avait jamais vu, ni encore moins entendu, un âne de sa vie. Il sortit d?un buisson dans lequel il prenait le frais.

« Salut, bienvenu, je ne crois pas te connaître ; je ne sais pas qui tu es, tu es plutôt marrant, d?où viens-tu ? Moi, je m?appelle Gaston LELION »

Nanon LÂNON était surpris par cette apparition inattendue ?il se demanda à quoi pouvait bien servir l?étrange collier jaune que le nouveau venu portait autour de sa tête. Il se dit que ça lui donnait un air effrayant Il pensa devoir lui faire peur à son tour. Il répondit sans réfléchir davantage :

« Je m?appelle SuperLion »

Gaston LELION fit une drôle de tête. Il dit « Moi LION et toi SUPERLION, je trouve cela surprenant. Je n?ai jamais entendu parler de toi. Voudrais-tu me dire que tu es le seigneur de tous les lions de la terre ? »

« Oui, et non seulement je le suis, répond Nanon LÂNON, mais personne ne peut se comparer à moi mon ami ! »

Gaston LELION répond "Unissons-nous mon ami, nous serons plus forts tous les deux contre tous les animaux ; nous pourrons les chasser ! Il ajoute « Partons chasser »

"Bonne idée" répond Nanon LÂNON "je suis prêt à partir à la chasse !"

Sur la route, dès l?instant un Âne et un Lion s?en vont chasser.

Ils arrivent auprès d?une rivière. Gaston LELION dit "Nous devons traverser la rivière !" Aussitôt dit, d'un bond d'un seul, voilà la rivière traversée LELION se retrouve en face de la rive. Mais quand il se retourne il est étonné. SUPERLION est encore sur le bord de la rivière. Qui plus est il regarde à droite, à gauche comme s?il hésitait. Soudain il le voit entrer dans la rivière, plonger, ressortir. Il comprend qu?il a avalé la tasse parce qu?il tousse. Il s?inquiète. SUPERLION va-t-il se noyer sous ses yeux ? L?eau tourne autour de lui, il disparaît, réapparaît puis se met à nager, visiblement avec avec maladresse. Mais il finit par traverser autant que faire se peut : le voilà échoué à ses côtés. A voir sa tête Gaston LELION comprend que SUPERLION a eu la peur de sa vie !

Il lui pose aussitôt la question : « Pas facile de traverser la rivière ! Tu as eu peur. Je me demande pourquoi tu t?appelles SUPERLION ? Je suis sûr que tu ne sais pas nager ! »

Nanon LÂNON sent le piège. Il répond aussitôt que bien sûr que si qu?il sait nager, et heureusement d?ailleurs, car sinon, il ne pouvait pas résister au fabuleux poisson qui l?avait saisi soudain dans l?eau. Et il ajoute « Ce que tu as vu ce n?est pas mon agitation, ce sont les signes du combat que j?ai mené pour me sortir de cet embarras. Quiconque aurait perdu la vie ; moi pas ! »

"Si tu le dis" répond Gaston LELION, je veux bien te croire. Poursuivons notre route , allons chasser !"

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Ane Eté -III-

Nanon LÂNON Gaston LELION d?accord sur la route vont chasser.

Ils arrivent bientôt devant un mur qui se dresse très haut devant eux

Aussitôt Gaston LELION prend appui sur ses pattes arrières et hop là d?un saut, il retombe de l?autre côté du mur.

A ce moment-là sa voix tombe sur le dos de Nanon LÂNON : « Ho, SUPERLION, à ton tour, saute, je te réceptionne ! »

Nanon LÂNON répond « Je viens Gaston LELION, j?arrive ! »

Il essaie une fois, deux fois, trois fois, plusieurs fois, enfin sûr de lui, il hurle : « Regarde Gaston, fais gaffe à toi ! Me voilà » Il avait trop parlé Nanon. Il était si fatigué, qu?il réussit seulement à monter sur le mur à califourchon !

Gaston LELION releva la tête : il était abasourdi.

« SUPERLION, j'e demandais que tu sautes, pas de te mettre à califourchon dessus !l Il faut que tu te dépêches maintenant, saute.... à moins que tu ne saches pas sauter » Rien qu?à l?idée Gaston LELION hurle de rire à se décoiffer la crinière.

« Bien sûr que si que je sais sauter" répond Nanon, "mais je ne sauterai pas avant de m?être pesé. Je veux savoir qui est le plus lourd : mon avant-train ou mon arrière-train ?»

Sous les yeux de Gaston LELION ahuri, Nanon LÂNON fait semblant de se peser. Il bascule une fois en avant, une fois en arrière puis enfin, mort de trouille mais sans rien en montrer, il saute au sol, au risque de se rompre les os.

Il ramasse tous ses abattis bien écartelés et se redresse sous les yeux rieurs de Gaston LELION qui lui dit « Dis donc, SUPERLION, j?ai bien l?impression que tu te moques de moi, tu ne me sembles pas être aussi fort que tu le prétendes ! »

Nanon LÂNON se décide à marquer des points. Il fait semblant de se montrer offusqué devant les propos de Gaston LELION puis il répond « Que crois-tu LELION, douterais-tu de moi ? Veux-tu que nous nous mesurions une troisième fois auprès de ce mur ? Veux-tu jouer à « Lequel des deux abattra ce mur en premier ?"

L'idée plaît tant à Gaston LELION qu'il en devient un peu écervelé. Il fonce tête la première dans le mur. Et en même temps il commente son exploit : « Regarde un peu comme je vais te l?éclater ce mur moi ! » Regarde un peu regarde un peu, Nanon LÂNON regarde : oh la la, Ban bang ramng, si le mur ne s?est pas éclaté sous le choc, Gaston LELION est sur le cul, sa tête résonne dans tous les sens et sa crinière est toute ensanglantée !

"Pe pe pe pepepepepe" dit Nanon LÂNON "c?est vraiment peu ce que tu as fait. A mon tour de te montrer, regarde un peu"

Gaston LELION regarde. Pour ce qui est de voir, il voit l?âne tourner son arrière train vers le mur et lui donner une telle ruade que les pierres se descellent et emportent la construction toute entière à terre avec fracas ! Il en reste muet.

"Et ce n?est pas tout Gaston LELION. Vois-tu tous ces chardons qui sont apparus dans le pré derrière le mur, on dirait qu'ils nous narguent. Moi je peux les manger, mais toi tu en es incapable, un seul suffirait à te défoncer la mâchoire. On essaie ?" Gaston LELION est dégoûté. Cette fois il refuse. Il se contente de regarder Nanon LÂNON, se régaler de chardons à se remplir la panse jusqu'à plus place et sans aucune blessure !

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Ane été -IVI-

Quand il lui demande « Alors, tu penses quoi maintenant de SUPERLION, Gaston LELION ? » Gaston LELION répond?

« Je pense... qu?il est réellement fort et puissant, bien plus fort et bien plus puissant que moi-même. Je pense qu?il pourrait bien devenir le roi de tous les animaux du monde !"

L'âne fait une drôle de tête.

Il dit « Moi, roi de tous les animaux du monde ! Tu plaisantes Lion, tu te moques ! »

"Mais pas du tout Nanon LÂNON, je pense exactement ce que je dis !"
Le lendemain Gaston LELION réunissait la grande assemblée pléniaire de tous les lions de la terre et fit voter chacun. Objet : Nanon LÂNON pouvait-il devenir Roi de tous les animaux ?

Chacun déposa sa réponse dans une urne en écaille de tortue. A la fin du jour on dépouilla les bulletins et à leur lecture, à leur comptabilité, on apprit que SUPERLION était devenu roi de tous les animaux du monde.

Il fut heureux comme un vrai roi et tranquille à ne déranger personne. De quoi avait-il besoin ? De bonne herbe et de chardons ; il en eut tant et tant que tous les jours il s?en régala à se faire éclater la panse.

Mais les bonnes choses ont leur fin. LÂNON mourut. Les lions eurent tant de chagrin qu'ils lui firent de belles funérailles ; ils le pleurèrent de longues années. Encore aujourd'hui quand ils poussent leurs sinistres rugissements on sait que les lions pleurent SUPERLION : toutes les bêtes du royaume du monde disparaissent dès qu?elles les entendent.

Rouawouh ! vive SUPERLION encore appelé Nanon LÂNON.

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dimanche 27 avril 2008

Les Fées à Jean Chaubet en février : même séance

FIN

Vous me voyez ? il faut que vous commenciez la lecture par le fond. Et maintenant , deux photos de plus et c'est la fin : les 10Rheureuxdoa de Lania, c'est sympa, et quand ils terminent en fleur, c'est le bouquet final. Et depuis, des rires et des joies, c'est tout le temps la fête.

Finalement je préfère écouter l'histoire dans les bras de ma mère

Tout compte fait c'est peut-être mieux de ce côté-ci ? L'envoyé de la Reine devient lui-même flèche de boussole. Finalement je préfère écouter l'histoire !

"J'y vais j'y vais, j'aurais peut-être dû amener une boussole" pense l'envoyé de la Reine qui s'obstine.

"Ah c'est au bout du chemin des noisettes la maisonnette ? Facile à trouver" dit l'envoyé de la reine, et il y va.

Peau d'Ane s'apprête à chanter en cuisinant

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samedi 26 avril 2008

Saisir l'opportunité

Entre un médecin qui me dit que je devrais aller en Afrique... où je me plairais parce que je réagis au présent, et cette spectatrice qui vient me dire "vous ressemblez à un de ces conteurs nord-africains qui parlent sur une place" -je n'invente rien- je conforte de nouveau une parole, non pas libre, mais suffisamment travaillée pour être improvisée, dans le souffle et la succession des images. Je peux trébucher : je le revendique, l'écho du fait me permet de rebondir.
J'ai donc saisi, en effet, l'opportunité d'un séjour à Toulouse pour contacter le Cercle Laïque Jean Chaubet et sans tambour ni trompette, après suggestion-acceptation-proposition du thème et de l'affiche qu'il préparerait le lendemain samedi, le responsable animation décidait avec Claire, la délicieuse bibliothécaire, d'un horaire dans l'après midi du mercredi suivant : une trentaine de personnes ! Un plaisir partagé et un super souvenir. Ambiance féerique.
Photographes : mes frangines et ça m'a fait plaisir. Qu'elles en soient remerciées.
Je me suis habillée en bleu. Belle inspiration, car du tapis au rideau on pourrait penser que tout était calculé : niet !

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L'effet Fée(s) (2ème) au Cercle Jean Chaubet à Toulouse en février



Quand laFée bleue se redressa elle remercia tout son petit monde par une pluie d'étoiles : quel merveilleux moment. Elle esquissa un sourire et effaça d'un doigt le pays des fontaines et des 10Rheureuxdoa
Au premier plan, trace évidente du doux abandon dans lequel les images du conte entraînent les enfants -grands et petits- Merci à elles et à lui. Ps : le féetaud emporta sa devinette sans donner la réponse : si vous l'avez trouvée confiez-la moi !

On n'en revenait pas d'avoir vu tout cela. On soutenait son menton, d'un doigt, des deux poings, les deux mains croisées sur le genou , l'une d'elle accrochée à la cheville ou encore la tête penchée. Il fallut se séparer : dur dur. Seule trace de la présence des fées leur couronne feuilles de lierre entrelacées de violettes parfumées ! Bonheur la main se fit pré et tout le monde courut y danser. Certains y virent le petit momillon blanc et le dessinèrent dans leurs menottes


Le roi fit tirer un magnifique feu d'artifice dans les jardins royaux, chacun levait les yeux aux ciels devant un spectacle aussi somptueux.


Ce qui devait arriver arriva : le Prince craqua. Sous les yeux émus de toute sa cour il enfila la bague au doigt de la jolie personne et qui était apparue après un millier d'autres



Le Prince retenait ses souliers : il n'avait qu'un désir : enfiler lui-même la bague au doigt de Peau d'Âne. On peut remarquer au centre, le roi son père, terriblement rajeuni à l'eau de la fontaine des Fées du Pays des 10Rheureuxdoa : il lit, avec le sérieux qu'il sied aux rois d'avoir, l'édit proclamant que son fils épousera l'unique personne capable d'enfiler la merveilleuse bague trouvée dans le fabuleux gâteau


"La main de ma main n'est pas une main" dit la fée au bord de la fontaine ! "Devinez ce qu'elle est ????" Les fées se sont lancées ; chacune sa proposition, même le Féetaud. Non lui, il demandait obstinément "Qui était la fée la plus méchante ?" Un leitmotiv.

De fée en fée, d'histoire en histoire, de proposition de chanson en recette à Peau d'Âne les enfants se sont installés. Avec l'autorisation de leur parents, je dépose leurs photos aujourd'hui. Argentiques, il fallait prendre le temps de les développer.

Commentaires


La fée chanta la recette, façon grande soeur Catherine Deneuve : tout le monde connaissait l'air et les paroles : aucun gâchis. Chacun(e) se lécha les doigts tant la pâte fut fine, jusqu'à la bague. La petite fille s'est avancée vers elle comme hypnotisée. Elle s'est figée tout près et n'a pas bougé jusqu'à la fin de la chanson : cela fait la troisième fois que cela lui arrive. Elle reste toujours émue. Que se passe-t-il dans la petite tête et surtout, qu'en restera-t-il ? Dessins, mots, phrases, goût pour découvrir le livre... Comment savoir ? Faut-il savoir ? Bonsoir.

Le prince n'a pas résisté : il a dénoué ses pieds qu'il retenait sans trop pouvoir (voir photo précédente) et il est allé mettre lui-même la bague au doigt de la princesse (imprévu bien sûr)

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vendredi 25 avril 2008

Récapitolons : la place du Capitole comme je n'avais...

Mince, j'avais oublié l'auteur de la photo : http://www.galileo-web.com/


jamais eu l'idée de la découvrir. Que ferions nous sans les artistes !


Et comment donc, un ciel de cette sorte, existerait dans la capitale "rause" !


En effet, j'avais oublié cette atmosphère humide que Toulouse sait prendre parfois.


Allons-y d'un souvenir qui "me monte" : une petite rue plutôt pas longue, reliant une avenue à un kiosque début XXe et qui parfois devenait mer lors de certains orages fantastiques -on ne peut pas utiliser un autre mot : nuages verts jaunes violets plombés, éclairs éblouissants et roulements de tonnerre assourdissants- Alors on attendait l'eau : elle rentrerait et traverserait la maison tout le long du couloir, malgré les planches de bois. Déplaisant il est vrai. Je me réfugiais à l'étage pour me régaler, fenêtre ouverte, à voir de gros rats se prendre pour des baleines en arborant leurs moustaches en nageoires et en avançant queues en godille toute ! Mince vous êtes mouillés (e) ? C'est votre faute aussi : quelle idée de vous arrêter sur un site de conteuse.


Autre petite histoire toulousaine. au détour d'expression albigeoise. Je n'ai jamais eu conscience de posséder cet accent. Cependant, je l'entends fort bien chez les autres.
Par exemple, la voisine de mes parents me faisait rire -à moi aussi- quand elle disait "à taple !" pour nous inviter à manger, quand nous étions trop occupées à jouer sa nièce et nous.
Et, autre exemple, celui de la mère d'un ami : elle ne me faisait pas rire, elle me pliait de rire d'étonnement.
Un jour, nous étions toutes les deux dans la cuisine d'hiver -celle de l'étage- Elle se tourne vers moi et me demande "Tu vaaaaaaaas monter l'eau !" Obéissante, ni une ni deux, je passe dans le couloir et m'apprête à descendre au sous-sol. Juste avant la première marche elle m'interpelle "Mais où tu vaaaaas ?" Je lui réponds que je vais chercher de l'eau au garage : je sais où elle est. Elle éclate de rire et m'apprend que "monter l'eau" veut dire en albigeois peut-être même de Carmaux, "mettre de l'eau dans la casserole pour la faire chauffer afin de faire cuire des pâtes" -où tout autre chose d'ailleurs : la Joëlle, pliée de rire. Finalement, c'est vrai que c'est rigolo l'accent.... des autres !

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jeudi 24 avril 2008

Histoire dénouée

Né-en-faisant-des-noeuds
Quand il vint au monde, le cordon ombilical entourait ses doigts et ses pieds. ça ne nous dérangeait pas qu'il fasse des noeuds aussi jeune.
On le détacha. Plus tard on lui raconta l'histoire de sa naissance.
Du coup il se remit à faire des noeuds. Il attachait les objets de sa maison, serrés, comme si tout risquait d'être emporté par le flot d'une rivière.
Cette rivière venait d'un rêve qu'il avait fait. Les choses de la maison étaient attachées la nuit. Chemises, autres vêtements aussi et une bouilloire. Tous ces objets étaient attachés à ses pieds pour qu'ils ne soient pas emportés par le flot de la rivière dont il avait rêvé.
On pouvait entrer chez lui et voir tout ça.
Peut-être que son rêve cessa parce qu'il ne trouva plus confortable de dormir avec des chemises attachées.
Ou une bouilloire.
Quand son rêve fut fini, il cessa d'attacher les objets, SAUF la nuit où il attacha un petit feu. Attacha un petit feu de bois ! Le feu se détacha de lui-même.
Il est canadien, appartient aux Indiens Creeks "L'os à voeux". H. Norman. Edition de l'Arbre Double - Les Presses d'Aujourd'hui Bisouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus à tous deux
Lania

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mardi 22 avril 2008

L'était où l'oeuf de la Balade en bulle à St Jacques de la Lande

Le voici l'oeuf ! L'était bien là ! A Balade en Bulle

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Chanson du cirque Sétoubo

Le cirque Sétoubo parade
Le cirque Sétoubo s'en va
Emilie, la Magicienne
a présenté son numéro
Saluez, bien comme il faut,
cette artiste du chapiteau
Le cirque Sétoubo parade
Le cirque Sétoubo s'en va
Petit Steeve le grand funambule
A présenté son numéro
Saluez, bien comme il faut,
Cet artiste du chapiteau
Le cirque Sétoubo parade
Le cirque Sétoubo s'en va
Grand Steeve Hommleplufor
A présenté, son numéro,
Saluez, bien comme il faut,
Cet artiste du chapiteau
Le cirque Sétoubo parade
Le cirque Sétoubo s'en va
Guillaume, Monsieur Loyal
a présenté, son numéro.
Saluez, bien comme il faut,
Ce grand artiste du chapiteau
Le cirque Sétoubo parade
Le cirque Sétoubo s'en va
Gwénaël, le beau dompteur
A très bien su nous fair' peur !
Saluez, bien comme il faut,
Cet artiste du chapiteau
Le cirque Sétoubo parade
Le cirque Sétoubo s'en va
Ti Janick, le jongleur
A su, émouvoir nos coeurs.
Saluez, bien comme il faut,
Cet artiste du chapiteau
Le cirque Sétoubo parade
Le cirque Sétoubo s'en va
Les enfants ont rassuré
Cedric, le P'tit Clown inquiet.
Saluez, bien comme il faut,
Cet artiste du chapiteau !!!
Le cirque Sétoubo parade
Le cirque Sétoubo s'en va

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lundi 21 avril 2008

Ce matin dans le métro

Je m'installe côté conducteur, s'il y en avait un : la rame de métro déjeune : elle avale les rails peu à peu sous mes yeux.
Tout près, une jolie petite fille fait face à son papa. Entre eux, une tranquille connivence.
Elle se tourne et découvre le petit clown rouge et noir qui la regarde à travers mon sac arc-en-ciel transparent. Je remarque le regard rieur que l'enfant pose sur le sac transparent. Je sors le petit clown rouge et noir et le lui tend. Il est plutôt sympathique : elle l'adopte, lui parle, me le rend. Je lui demande son prénom : Aurore ! C'est beau comme une aube nouvelle, comme l'instant fragile qui précède le choix du photographe de faire clic-clac. Aurore descend. Au revoir Aurore.
Je rentre le petit clown dans le sac. Je remarque qu'il n'a plus son beau nez rouge. Je lève les yeux : dans la rame je ne vois que des petits clowns rigolos ! Etrange.
Une photo du petit clown Rigolo suivra bientôt. A l'attention d'Aurore et de son Papa. Pour l'instant, parce qu'elle l'a murmuré, j'écris -mais ce n'est pas de moi-

J'ai un grand nez rouge
Deux traits sous les yeux
Un chapeau qui bouge
Un air malicieux.
Deux lonnnnnnnnnnnnngues savates
Un grand pantalon
Et quand il me gratte
Je saute au plafond !

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dimanche 13 avril 2008

Tâches noires, blanches : regard.







Deux pignons
quatre pies
Avril
L'une s'envole
Font trois
Le soleil ce matin s'éclate
Il dit que Juin n'est pas loin !
Rassuré
Jean sourit :
Mars ne reviendra pas.
Deux pignons
Six pies
L'une s'envole
S'en vient Mai parfumé
Enivré, Jean...
Rêve à l'Eté.
Lien où voir oiseaux et autres animaux : www.oiseaux.net communément nommé Oiseaux.net

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samedi 12 avril 2008

DirectIVRESSE - Week-en du 12 et 13 avril


Que soit Bon tendre et léger ce week end
Peut-être en réponse à l'impression noire, glauque, hurlante et vomissante et glapissante et faussement joyeuse que j'ai reçue hier, quittant l'univers des 1000 et une nuit, et entrant dans une certaine rue Saint Michel : je n'aurais pas aimé y rencontrer ma fille. Est-ce vraiment du divertissement ? Je regrette que mon fils soit barman. Il le sait.

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samedi 29 mars 2008

Contes des Mille et une Nuits c'est bientôt...

vendredi 28 mars 2008

Samedi 5 avril - 16 h 30 - Médiathèque Saint Jacques de la Lande

C'est le prochain rendez-vous de Lania, intitulé "Surprises d'avril"
et tout d'abord, à les scander, celles de la poule pour la connaître par coeur : Lania en confiera l'air sur le "chant"
Cot cot côôôôt, la poule a pon pon, Cot cot côôôt la poule a pondu
Non, non non, ce n'est pas un oeuf, non non non c'est une laitue
Cot cot côôôôt, la poule a pon pon Côt côt côt la poule a pondu
Non non non, ce n'est pas un oeuf, non non non c'est une tortue
Cot cot côôôôt, la poule a pon pon, Cot cot côôoôt la poule a pondu
Non non non ce n'est pas un oeuf, Non non non, c'est une pommeuh ! joufflue
Cot cot côôôôt, la poule a pon pon, Côt côt côt la poule a pondu
Cette fois, c'est un bel oeuf blanc La poule fait du bruit, on en fait aussi
Côt côôt côôôt, côt côt côt côt cô ô ô ôt codett la jolie poulette ! (et tous vous ferez, samedi 5 avril, ce que vous voudrez !"
Je ne l'ai pas inventée
ça me plaît ça me plaît
à peineuh améliorée
je m'emballe je m'emballe
en ferez ce que voudrez
je le sais je le sais
et avec vous j'en sourirai : AMITIE

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mercredi 26 mars 2008

Pierre Gripari ?.... pourquoi pas ? http://www.gripari.net/r_gp.php

GRIS PAS PLEURE ET GRIPARI de JEAN GUENOT

http://www.gripari.net/r_gp.php

Jean Guenot imagine un dialogue entre le président de l'Entraide des Travailleurs Intellectuels et sa secrétaire? Et c'est un portrait plein d'humour de Pierre Gripari qui apparaît mettant en évidence l'originalité de l'homme et de son ?uvre?


" Secrétaire
Vous êtes sûr ?
Ah oui. C'est rudement curieux.
Il est vraiment écrivain, Monsieur Pierre ?
Président
Oui. Passionnément.
Secrétaire
Il a commencé par hasard ?
Président
Non. Il a décidé de ne rien faire d'autre en 1957.
Secrétaire
Comme on entre dans les ordres ?
Président
Par sacerdoce.
Secrétaire
C'est pour ça qu'il ressemble à un aumônier militaire ?
Président
Vous le voyez souvent ?
Secrétaire
Tous les jours. A la cantine.
Président
Il déjeune ici ?
Secrétaire
Oui. Chacun apporte quelque chose, le pain, la viande, les légumes, le vin, le fromage. Lui, Monsieur Pierre, c'est la vaisselle.
Président
Il apporte des assiettes en papier ?
Secrétaire
Non. Il lave la vaisselle. Il fait ça très bien. Avec beaucoup d'entrain. Je crois qu'il vient ici pour le plaisir de laver la vaisselle.
Président
Peut-être qu'il n'a pas d'argent et qu'il aime bien faire au moins un repas par jour.
Secrétaire
En tous cas, la vaisselle, il la lave, il la rince. Après, c'est nickel. Tellement propre qu'on mangerait dedans.
Président
Quand il écrit, c'est la même chose. Après, on peut lire. "


70 pages au format 14x19 - 80 F - En vente aux Éditions Guenot, BP 101 - 92216 Saint Cloud
Édition de luxe à tirage limité, sur vergé de chiffon, en vente à l'association des Amis de Pierre Gripari

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samedi 22 mars 2008

J'entends cet homme parler et je pleure autant que je ris

aujourd'hui vendredi saint. Quelle réalité, si ce n'est ce vent qui soi-disant soufflera tout au long de 2008 ! Je m'interroge : jusqu'à la musique de Mission qui est l'une de mes préférées, jusqu'au stabat mater dolorosa de Pergolèse qui m'a maintenue en vie au même titre que la biographie de Francis Cabrel tout m'interpelle. Je lui ai piqué un texte, presque en entier je vous le confie : l'universel il n'y a que ça qui m'intéresse. C'est ma seule conviction.
"....Bien. À deux conditions, Laurent et Claire... Deux conditions! Dans cette préparation du mariage qu'on a faite ensemble, je vous l'ai dit: votre couple d'abord ! J'entends parler souvent les couples qui parlent des enfants. Je dis: d'abord vous ! Je suis le troisième d'une famille de pauvres, on était quinze... Cet amour que nous portaient mon père et ma mère, oui. Mais le roc de votre vie, ce sera l'amour que vous porterez l'un l'autre.
Je ne fais que rendre, comme prêtre, l'amour que j'ai reçu d'un homme et d'une femme: mon père et ma mère. Ma mère qui a rendu le dernier soupir dans mes bras, il y a quelques mois. Votre couple d'abord ! Les obligations de votre rang vous prendront du temps, ton travail de géomètre aussi. Mais d'abord, vous deux !
Aimez votre différence. Aimez que l'autre soit différent. N'oubliez pas: respectez-vous infiniment. Le respect, c'est le plus beau nom de l'amour. Je connais votre coeur universel, déjà. Que votre porte soit ouverte aux quatre vents de l'amitié.
Que les plus petits soient servis d'abord. C'est là, Laurent et Claire, que vous serez vraiment prince et princesse. Vos enfants: ils seront les étoiles de berger de vos vies. Donnez-leur les valeurs que vous avez reçues de vos parents. Des valeurs strictement laïques, d'abord universelles. On n'a pas besoin d'être chrétien pour avoir des valeurs. Valeurs profondément laïques de respect, de tolérance, d'amour de l'autre. Donnez-leur les valeurs religieuses et morales que vous avez reçues tout petit. Aimez-les, que votre travail ne vous dévore pas. On ne rattrape jamais l'amour qu'on n'a pas donné quand ils sont si petits dans le nid, si fragiles. Et j'en sais quelque chose, dans mon métier d'éducateur spécialisé.
Enfin, à vous, les médias qui êtes venus, honorez cet amour. Valorisez l'amour. Cette image qui est transmise dans le coeur de tant de Belges, maintenant.
Valorisez la fidélité. Dites à travers vos écrans et vos micros l'immensité de la beauté de la personne. Dans son coeur d'abord.
Valorisez l'enfant qui dort dans le ventre de sa mère comme l'enfant qu'attendent Astrid et Mathilde. Valorisez ce maillon le plus fragile de la vie qui est l'enfant qui dort dans le ventre de sa mère.
Valorisez aussi le vieillard qui s'éteint. Tant d'anciens meurent, seuls, dans les hôpitaux maintenant. Laurent et Claire, valorisez ces deux maillons de la chaîne de la vie, le plus petit qui dort dans le ventre de sa mère et le vieillard qui s'éteint. Aimez-vous en vérité, dans votre vie privée, parce que vous en aurez une et c'est très important. Que votre amour soit rayonnant. Soyez des rayons lasers. Vous êtes des personnes publiques, que votre vie soit exemplaire, Claire et Laurent.
Enfin, vous avez pris des textes très courts sur l'amour, on les a choisis ensemble. N'oubliez pas - le cardinal Danneels vous l'a dit tout à l'heure - seul l'amour de Dieu vous rendra fidèles et vrais dans votre amour, seule la puissance de ce sacrement que vous avez reçu vous donnera la force.
Enfin, un petit conseil, un énorme conseil: ne vous couchez jamais, Claire et Laurent, sans vous êtres demandés pardon. Sachez dire pardon. Tant de couples se sont quittés parce qu'ils n'ont pas su le dire. Jour après jour, soyez, tous les deux, des êtres de miséricorde".
Je vous dédie cette belle histoire vraie, une des plus belles que je connaisse. C'est une des plus belles histoires vraies que je connaisse. Je la dédie à vous, Paola et Albert, Nicole et Nicholas, Maria et Henri, tous ceux qui s'aiment, tous ceux qui ont réussi à tenir le coup dans la fidélité. Et puis je le dédie à ceux qui peut-être dans cette assistance sont séparés, divorcés, remariés. Dans quelle souffrance vivent souvent des gens dans le monde d'aujourd'hui? Alors à tous et toutes, je vous dédie cette histoire. C'est l'histoire des foulards blancs.
Un adulte de vingt ans avait sali ses parents. Une affaire qui détruit un peu la réputation des parents. Et le père a dit à Jean qui avait sali sa famille: «Jean, fout le camp! Et ne remets plus jamais les pieds à la maison ! » Alors Jean est parti, la mort dans l'âme, mais il est parti.
Et puis quelque temps plus tard, il s'est dit: «Je suis vraiment une ordure, un salaud; alors je vais demander pardon à mon père.» Mais il avait tellement peur que son père le jette de la maison, alors il lui écrit et dit: «Papa, vraiment, je vous ai salis, je te demande pardon. Je voudrais tant revenir à la maison. Je t'écris, je te mets pas d'adresse. J'ai tellement peur que tu me dises non. Si tu me pardonnes, mets un foulard blanc, je t'en prie. Sur le pommier devant la maison, tu sais la grande allée des pommiers qui conduit à la maison. Mets un foulard blanc sur le dernier pommier.»
Et puis, quelque temps plus tard, il dit à son frère et ami Marc: «Je t'en supplie Marc, accompagne-moi, voilà ce qu'on va faire. Je te conduis jusqu'à la maison. A cinq cents mètres de la maison, tu prends le volant, je me mets à côté à la place passager, je ferme les yeux. Lentement, tu descends l'allée des pommiers. Tu t'arrêtes. S'il y a un foulard blanc, alors, je foncerai à la maison... S'il n'y a pas de foulard, jamais plus je ne reviendrai»
Ainsi dit, ainsi fait. Cinq cents mètres. Jean donne le volant à Marc. Jean s'assied à la place passager, ferme les yeux et lentement la voiture descend la grande allée des pommiers, jusqu'au dernier pommier devant la maison. Et Jean, les yeux fermés, dit à Marc: «Je t'en supplie Marc, mon père a-t-il mis le foulard blanc ? Dans le pommier, devant la maison ?» Et Marc lui dit: «Non, non Jean, il n'y a pas de foulard, dans le pommier devant la maison, mais il y en a des centaines, tout au long de l'allée...»
Frères et soeurs, bien-aimés, partez de cette cérémonie avec des foulards blancs dans votre coeur. Soyez, Claire et Laurent, des êtres de miséricorde. Soyez-le tous, frères et soeurs.
Le monde crève de manque de miséricorde. Catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, juifs, bouddhistes, athées, agnostiques, soyez des êtres de miséricorde."

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Soirée Ercé près Lifré en Compagnie NEFER


Nous étions au Caire. Le mariage a eu lieu et le public est invité aux festivités : il a d'ailleurs souligné de ses mains les évolutions des danseuses. Dans des costumes somptueux, soulignés et amplifiés par un subtil jeu de lumière, elles expriment toute la liesse de la fête. Les chorégraphies fluides et les solos émouvants de Marine se succèdent annoncés par un Mage qui tient vraisemblablement le Livre de Sagesse de toutes les écritures : celui du Dieu Thot : ainsi les danses égyptiennes offrent-elles tous leurs secrets aux oreilles attentives.

Sur la terrasse de la famille des mariés, le spectacle débute avec la danse aux chandeliers. Ils sont allumés, pour de vrai. Il nous entraîne en compagnie de clients attablés, thé à la menthe et narguilé compris, dans un cabaret où clins d'oeil et volupté sont suggérés avec subtilité par les danseuses. La danse de Melayâ, originaire d'Alexandrie et actuellement toujours censurée en Afrique, fait suite. Elle sera la seule danse du spectacle appuyée sur une chorégraphie de l'invitée d'honneur du festival Diana Tarkhan. Les trois danseuses portent des chaussures salomées noires et sont vêtues d'une magnifique robe de même couleur, sequinée d'or et merveilleusement rebrodée. Elles soulignent leurs mouvements de leur châle et ceci éparpillent dans la salle, des lueurs arc-en-cielées.

Aux extrémités de la scène des tableaux vivants se succèdent : nous allons au marché,et au jardin : Mimoun enseigne à son fils comment manier la houe. Les personnages sont, tous, habillés de vêtements orientaux. La danse de la canne ou du bâton nous entraîne sur un thème folklorique jusqu'au final de la première partie. Celui-ci invite les spectateurs à découvrir le nouveau visage du style Shaâbi : celui d'aujourd'hui Les danseuses apparaissent souriantes, le corps galbé dans des robes au lamé bleu turquoise somptueux et aux filets d'or sequinés : comme tout au long de cette première partie les filets sequinés soulignent le tremblement des féminités du doux ruissellement d'une eau vive. Quand le rideau tombe sur cette première partie il reste, pour nous remettre, les pâtisseries faites mains, le roulé à la confiture de roses et le thé à la menthe bien sûr.


Puis il y eut la deuxième partie. Comment donc, vous n'étiez pas là ? Quel dommage car les mots manquent* pour décrire encore la somptuosité des costumes, des gestes et des déplacements, notamment les solos émouvants et la danse aux voiles. Belle conclusion infiniment féminine. Deux seuls, trois peut-être, me reviennent : beauté, sensualité, jaillissement.
Comment a-t-il dit, Thot le magicien aux profonds cheveux noirs ? "Feu d'artifice d'un spectacle (amateur) (mais) passionné". Superbe moment passé à Ercé Près Liffré, grâce à la Cie NEFER.


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vendredi 21 mars 2008

Ce soir 20 h 30 à Ercé Près Liffré (35), danses orientales

avec la
Cie NEFER
Pour en savoir davantage
06 71 51 01 18
ou cette adresse e.mail
ou ce site
à ce soir
pour elle, Lania

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jeudi 20 mars 2008

Couleurs mains de conteuse par l'ami Bernard

Very Black Temple Food, this photo s'n'it ? Les mots étaient sérieux, en accord avec l'histoire, on allait savoir ce que se disaient toutes ces têtes coupées aux pieds du troupeau de milliers de chameaux. Avant de reprende leurs aises, les mains se joignirent tranquillement posées sur le set de table caraïbéen : de vous à moi, un endroit sympa le Black Temple Food, à en perdre la tête. Allez-y, réservez : poissons grillés, crevette coco, accras, jus frais (hum les jus frais, aïe aïe aïe les jus frais et les plats végétariens ! Ah les plats végétariens ! Allez -y, levez votre coude, saisissez votre portable, llamez, comme "on dit au Vénézuéla" 06.25.72.70.49 ou le fixe : 02.99.38.94.65.... Comment ça la suite... ?
C'est simple faudra venir dans un autre lieu. Promis je vous donnerai l'adresse sous peu !

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lundi 17 mars 2008

Mes mille et une nuits : histoire rocambolesque d'un petit bossu

Quand on lance un conte en l?air on ne sait pas sur quoi il retombe

Il est arrivé silencieusement. Si silencieusement qu'aux premières notes de son tambour de basque le tailleur copte a levé la tête de la pièce d'étoffe qu'il faufilait et regardé par la fenêtre : à la bosse il sut que le musicien était bossu. Il aurait pu le faire déguerpir car il gênait tout chaland qui venait à passer pour regarder ses vêtements suspendus à l'entrée de son échoppe. Mais peut-on faire déguerpir un bossu ? On touche sa bosse plutôt. Ou s'il est musicien, on écoute et on se ravit de sa musique. Et la musique de celui-ci, qui maniait de façon excellente le tambour de basque, était ravissante.
Le tailleur se contenta de reprendre son travail et sous le rythme remarquable se surprit à travailler au moins deux fois plus vite que d'ordinaire. A vouloir remercier le petit bossu. Comment ? En l'invitant à manger chez lui. Sa femme saurait bien faire un de ces repas remarquables qu'elle avait le don de créer sur le bout des doigts même d'un rien. Il compta sur elle et se dit qu'il avait bien de la chance de bénéficier de l'arrivée inattendue du petit bossu. Les gens se précipitaient dans sa boutique : entre deux cisaillées, deux aiguillées, et deux ou trois essayages, le tailleur fit de belles affaires. Au soir tombant, à l'instant de fermer boutique il invita le petit bossu. Son grand sourire le réconforta. Le temps de fermer le volet de l?échoppe et de tourner la clef dans la serrure, il l?emmenait vers sa demeure.

Sa femme, se réjouit à son tour.
« Quelle bonne idée, j?ai justement acheté au marché ce matin une magnifique perche du Nil. Je vais la préparer en deux temps trois mouvements à l'oseille fondue, elle sera délicieuse »
Et elle s'en alla aux fourneaux pendant que le Tailleur et le petit bossu fumaient le narguilé à l?eau de rose pour l?un et à celle de lotus pour l?autre, le tout auprès de la table ronde et basse.
« Alors » demanda la cuisinière quelques instants plus tard, « la trouvez-vous à votre goût ? » elle penchait son visage vers lui.

« Permettez" dit-il "je veux bien en reprendre un morceau » Et il avança ses doigts v ers le plat et les porta à ses lèvres. C'est alors que tout se précipita. Sous les yeux de ses hôtes, ceux du petit bossu se mirent à loucher, il porta une main à sa gorge, émit soudain un étrange borborygme et s'écroula brutalement sur les coussins, bleu, rose, vert, violet carmin orangé. Les bougies manquèrent s?éteindre dans le courant d?air inopiné de sa chute.

« Par Allah, dit la femme, qu?ai-je fait, je l?ai tué ! »
« Par Allah, dit le mari, qu?ai-je fait ? Je n'aurais jamais dû l'inviter ! Le voilà mort ! Nous l'avons tué ! »
Le Tailleur et sa Femme sont terriblement désolés. Sans en parler l?un à l?autre, chacun a soudain en tête la grande place, l'estrade, la potence et les badauds nombreux qui attendent qu'on les pende.
« Que peut-on faire mon mari, dit la femme d'une voix étranglée ? »
"Pour lui, rien" répondit le Tailleur "pour nous je crains le pire !"

"Le pire ? Il n'en est pas question" dit-elle, "J?ai une idée, portons-le chez le médecin juif !" Et sur ces mots, elle se rapproche de son mari et glisse quelques mots à son oreille. Tout d?abord il n?ose y croire puis il y croit à son tour. Il ouvre la porte de leur maison et regarde des deux côtés de la rue : il chuchote "C?est bon, la rue est vide, allons-y"
Et voilà un petit bossu attrapé par les bras d?un côté, par les pieds de l?autre et transporté avec précautions jusque devant la porte du médecin juif, presque voisin. La femme du Tailleur frappe vivement. Ils entendent le bruit de pas dans les marches d'un escalier, celui du verrou d?une petite fenêtre à même la porte et une voix qui leur demande « Qu'est-ce que c'est ? » Et elle écoute. Forte de leur réponse, elle remonte avertir le médecin juif. Pendant ce temps, l'homme et la femme hissent discrètement le petit bossu dans l'escalier et l'abandonnent sur la troisième marche en compagnie d'une pièce d'or. Puis ils dévalent le plus légèrement possible mais à toute allure l'escalier et referment la porte derrière leur dos.
A peine l'ont-ils refermée qu?un brouhaha se fait entendre. Ils ne veulent pas en savoir davantage. Ils s'esquivent le pas vif et disparaissent dans leur maison.

Dans l'escalier le médecin juif n'en revient pas : penché au dessus du petit bossu il est bien obligé de constater qu?il ne respire plus. Horrifié, il comprend qu?en le bousculant, qu?en lui faisant dévaler l?escalier d?une pointe de babouche, il l?a tué ! Il est confondu par sa responsabilité.
« Mais mais mais qu?est ce que que qu?est-ce qu?on peut-faire ?»
dit-il à sa servante qui a tout de suite une idée :
« Déposons-le par la cheminée dans la maison de l?intendant musulman du Sultan.
Il croira que c'est un voleur ! »
L'idée ne déplut pas au médecin juif : et dans l'instant, voilà un petit bossu attrapé, sous les bras par le médecin juif, sous les pieds par sa servante et transporté avec précautions de l?autre côté de la terrasse sur celle de l'intendant musulman du sultan. Le temps d?entourer son corps d?une corde, le voilà glissé dans la cheminée du voisin. La corde rebondit. Le médecin juif retire la corde et ni vu ni connu il s?en va, en souriant, car il sait maintenant qu?il ne connaîtra pas, autour de son cou, le côté râpeux de celle de la potence : elle ne sera pas dressée pour lui sur la grande place de la ville.

Chance inouï, ils referment leur porte alors que l?Intendant musulman du Sultan apparaît devant la sienne.
Il sifflote car tout en fumant le narguilé chez des amis, il a déplacé de bonnes façons les pions du jeu de dame et il a toujours gagné. Content il pénétre chez lui et s?écroule sur les nombreux coussins qui décorent son sofa. Puis il laisse aller son regard sans but. C?est alors que celui-ci s?arrête sur la cheminée. L'Intendant reconnaît une paire de babouches qui non seulement ne lui appartiennent pas, mais appartiennet à deux jambes courtes qui n'ont rien à faire dans une cheminée, dans sa cheminée. Aussitôt il pense qu'un voleur attend opportun pour le voler. Il se met aussitôt à crier « Au voleur" et avant que tout le quartier ne soit mis au courant il attrape une canne et frappe sur les jambes du voleur autant de fois qu?il peut. Le voleur s?écroule dans la cendre sur lui-même. L?Intendant du Sultan lui ordonne de se relever mais force lui est de constater que le voleur non seulement ne bouge pas mais qu'il ne respire plus. Et par-dessus tout ça, il comprend qu'il a une bosse. Il se désole aussitôt, on ne tue pas un petit bossu, on touche sa bosse plutôt et l'intendant musulman se lamente : "Par Allah j?ai tué un petit bossu, seigneur, ne me condamne pas, je n?ai pas voulu le tuer !" Il s'affole. S'il a tué quelqu'un on le tuera, on le pendra. Dans sa tête il voit la grande place, l'estrade, la potence, les badauds qui espèrent la pendaison ! Il pense "Je dois faire quelque chose, mais quoi ?" Et selon la chanson, dans son salon il tourne en rond, dans son salon il tourne en rond.
Belle idée, qui lui en envoie une autre. Dans l?instant, il ramasse le petit bossu et le jette sur ses épaules, ouvre sa porte et regarde autant à droite qu?à gauche ; comme il n?entend ni bruit, ni ne voit personne, il se glisse dans l?obscurité jusqu?au coin de la rue où il dépose le petit bossu bien droit. Il s?y reprend à deux fois car le petit bossu fait déjà mine de tomber. Il s?esquive sans bruit.

Il était temps.
Un marchand chrétien s?en revient d?une soirée passée à jouer aux dominos et à boire un peu plus que d?ordinaire. Il ne titube pas mais il ne marche pas tout à fait droit. Et dans l'angle de la rue, il effleure d'une manche le petit bossu. Cela suffit à celui-ci pour s'écrouler sur le marchand chrétien. Il se croit aussitôt attaqué et se retourne pour cogner et bastonner le pauvre petit bossu en le traitant d'assassin.
Et il crie dans la nuit "A l'assassin, au voleur, on a voulu m'assassiner, venez m'aider !"
Et il en dit même davantage quand une voix crie à son tour
« Au nom de la loi je vous arrête !" C?était un représentant de la police.
Qui ne veut rien entendre de ses explications. Lui, il l'a vu battre queqqu'un sans défense, qui plus est un bossu, ton compte est bon marchand chrétien ! A-ton jamais vu un musulman accepter d'être assassiné par un marchand chrétien !!!! Il est au comble de la colère « Suivez-moi au poste, vous allez expliquer pourquoi vous vous acharniez sur cet homme, qui est mort maintenant ! »
Pauvre marchand chrétien : il dit tout penaud, que oui, il a tué quelqu'un mais qu'il ne voulait pas le tuer, qu'il voulait seulement se défendre, et à son tour il voit la grande place, l'estrade, la potence, et les badauds qui espèrent sa pendaison prochaine. Il en appelle au Seigneur et il le prie :
"oh Seigneur, arrange-moi ça s?il te plaît ! »
Mais le seigneur ne peut pas grand chose à la chose.
Quelques matins plus tard, sur la grande place, il y a bien l'estrade pour de vrai, la potence dressée et le bourreau qui s'y tient, cagoulé et harrangué par une foule qui n'attend qu'une seule chose : qu?il exécute la sentence.
Notre marchand chrétien fait ses prières, il pense à cet instant où le plancher va se dérober sous ses pieds, à sa femme qu?il ne reverra plus, à ses enfants, il retient ses larmes, quand soudain une voix s?élève
« Arrêtez tout, ne le pendez-pas, dépendez-le, pendez-moi .... car ce n?est pas lui qui a tué le petit bossu c?est moi ! » Toutes les têtes se tournent et reconnaissent l?Intendant du Sultan.
Le bouche à oreille parcourt la foule. L?étonnement se répand.
Sur le visage du policier c?est la stupéfaction puis il se reprend et dit
« Puisque tu le dis Intendant du Sultan, je t?obéirai !"
"Qu?on dépende le marchand chrétien et qu?on pende à sa place l?Intendant du Sultan !! » ordonne-t-il

Et si on dépend l?un, on passe la corde au cou de l'autre, et la foule harrangue le bourreau cagoulé : elle n'attend qu'une seule chose, qu'il exécute la sentence.
Mais lorsqu?il reçoit l'ordre, lorsqu'il feint un mouvement, une voix s?élève soudain du bout du bout de la place et la foule s?ouvre pour laisser passer le nouveau venu qui crie
"Arrêtez tout, ne le pendez-pas, dépendez-le, pendez-moi... car ce n'est pas lui qui a tué le petit bossu c'est moi !"

A la calotte qu?il porte sur sa tête ?c?est jour de Shabbah- tout le monde reconnaît le pauvre médecin juif

Le policier est un peu désorienté. Il déclare
"Puisque tu le dis Médecin Juif !"et il ordonne "Dépendez l?Intendant du Sultan et passez la corde au cou du Médecin Juif !
Et on lui obéit. La foule harrangue le bourreau qui se demande s'il doit si ce cirque va durer longtemps lorsqu'une fois de plus une voix s?élève, du bout du bout tout du bout d?un autre côté de la place et tous les yeux se tournent vers la voix et la foule se scinde en deux pour laisser le passage au nouveau venu. Et nombreux sont ceux ?car il est fort réputé- qui reconnaissent le gentil tailleur : il crie « Arrêtez tout, ne le pendez pas, dépendez-le, pendez-moi... car ce n?est pas lui c?est moi qui ai tué le Petit Bossu !»

et cette fois il n'est pas seul à crier. Sa femme traverse la foule derrière. Elle est en larmes et elle essaie de dire "Arrêtez-tout, ne pendez pas mon époux, dépendez-le, pendez-moi... c'est moi qui ai tué le petit bossu !"

Le policier n?en peut plus : qui doit-il croire ? Qui a tué le petit bossu ? Doit-il tuer ces deux-là cette fois, ou rien que celle-ci ? Il ne sait plus où donner de la tête.

C?est alors qu?un émissaire se présente de la part du Sultan et lui tend une missive.
Le policier l?ouvre et lit les calligraphies merveilleuses
« Le petit bossu est le bossu du Sultan, il y a quelques temps que le petit bossu a disparu, le Sultan désire revoir son petit bossu même mort !Et tout le monde doit l'accompagner.
Alors on oublie la pendaison, et tout le monde s?en va au palais : il y a
Le marchand chrétien,
L?Intendant du Sultan,
Le médecin juif
le tailleur
et sa femme,
Les quatre hommes portent le petit homme et toute la foule suit en scandant, tambourin à l?appui :
"Mais qui donc a tué le petit homme ?"

Et le cortège se présenta dans la grande et merveilleuse salle où trônait le sultan. On déposa le petit bossu devant lui sur les somptueux et voluptueux tapis soyeux. Chacun s'inclina profondément. "C?est bien là mon petit bossu", dit le sultan attristé, "mon impertinence, mon rire, la lumière de mes obscurités, quel gâchis !" puis il se tourna vers le riche marchand chrétien, son intendant musulman, le médecin juif, le tailleur copte et sa femme et il demanda
« Alors lequel d'entre vous l'a tué pour de vrai ? »
Avant même que le tailleur n'ait eut le temps d'ouvrir ses lèvres pour répondre chacun entendit une voix s'élever et déclarer
«Sommes nous si sûrs que ton petit bossu soit bien mort Sultan, laisse-moi l'examiner un instant ? » Chacun s'écarta pour laisser passer le nouveau venu : le barbier du Sultan, autant dire son médecin.

« Barbier," dit le Sultan ?car c'était bien le barbier du sultan- "pour autant que j'apprécie ton savoir faire, j'ai vérifié moi-même, je peux t'assurer que plus mort que mort on n'a jamais vu. Mon petit bossu ne respire plus ! »

« Pardonne-moi Monseigneur", dit le barbier en joignant ses mains sous sa poitrine tout en se courbant devant le sultan "Permets que je me penche aussi sur lui !"
Et sous les yeux du Sultan et de tous ceux qui étaient présents, dans un grand silence, le barbier ouvrit son coffre à instruments et se pencha au-dessus du petit bossu. De ses deux mains il saisit une pince et il l'introduisit dans le gosier puis il tira dessus avec une grande dextérité, de ce geste sûr et précis que font certains barbiers parce qu'ils sont inspirés.

Chacun entendit un sifflement, suivi d'un hoquet, qui redressa le petit bossu manu militari. Ainsi assis au beau milieu de tous il regarda chacun l'air étonné et déclara « Je me sens bien mieux soudain, quelque chose m'empêchait de respirer, qu'est-ce que c'était ? »

"Une arrête, petit bossu, que mon excellent médecin-barbier vient de te retirer d'un geste sûr. Te voilà redevenu vivant. Et ça se fête" déclara le Sultan,. Comme le Maître Barmécides il claqua dans ses mains et ordonna "Qu?on prépare les festivités !"

Et on prépara les festivités
et parmi elles, il y e