samedi 3 mai 2008

Tout schuss LENTEUR, avec lui et moi aux Champs Libres


pour savoir qui il est et ce qu'il fait.

N'est-il pas mignon ?
Venez craquer pour lui en ma compagnie et celle de Henri, l'ami d'Henri et tous les autres aussi.
Promis ? Je vous attendrai pour vous lire leurs histoires
dès 15 h 30.... je me presserai pour ne pas être en retard :-)
A bientôt
Lania

http://www.flickr.com/photos/stygiangloom/220992362/

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jeudi 24 avril 2008

Histoire dénouée

Né-en-faisant-des-noeuds
Quand il vint au monde, le cordon ombilical entourait ses doigts et ses pieds. ça ne nous dérangeait pas qu'il fasse des noeuds aussi jeune.
On le détacha. Plus tard on lui raconta l'histoire de sa naissance.
Du coup il se remit à faire des noeuds. Il attachait les objets de sa maison, serrés, comme si tout risquait d'être emporté par le flot d'une rivière.
Cette rivière venait d'un rêve qu'il avait fait. Les choses de la maison étaient attachées la nuit. Chemises, autres vêtements aussi et une bouilloire. Tous ces objets étaient attachés à ses pieds pour qu'ils ne soient pas emportés par le flot de la rivière dont il avait rêvé.
On pouvait entrer chez lui et voir tout ça.
Peut-être que son rêve cessa parce qu'il ne trouva plus confortable de dormir avec des chemises attachées.
Ou une bouilloire.
Quand son rêve fut fini, il cessa d'attacher les objets, SAUF la nuit où il attacha un petit feu. Attacha un petit feu de bois ! Le feu se détacha de lui-même.
Il est canadien, appartient aux Indiens Creeks "L'os à voeux". H. Norman. Edition de l'Arbre Double - Les Presses d'Aujourd'hui Bisouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus à tous deux
Lania

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mercredi 26 mars 2008

Pierre Gripari ?.... pourquoi pas ? http://www.gripari.net/r_gp.php

GRIS PAS PLEURE ET GRIPARI de JEAN GUENOT

http://www.gripari.net/r_gp.php

Jean Guenot imagine un dialogue entre le président de l'Entraide des Travailleurs Intellectuels et sa secrétaire? Et c'est un portrait plein d'humour de Pierre Gripari qui apparaît mettant en évidence l'originalité de l'homme et de son ?uvre?


" Secrétaire
Vous êtes sûr ?
Ah oui. C'est rudement curieux.
Il est vraiment écrivain, Monsieur Pierre ?
Président
Oui. Passionnément.
Secrétaire
Il a commencé par hasard ?
Président
Non. Il a décidé de ne rien faire d'autre en 1957.
Secrétaire
Comme on entre dans les ordres ?
Président
Par sacerdoce.
Secrétaire
C'est pour ça qu'il ressemble à un aumônier militaire ?
Président
Vous le voyez souvent ?
Secrétaire
Tous les jours. A la cantine.
Président
Il déjeune ici ?
Secrétaire
Oui. Chacun apporte quelque chose, le pain, la viande, les légumes, le vin, le fromage. Lui, Monsieur Pierre, c'est la vaisselle.
Président
Il apporte des assiettes en papier ?
Secrétaire
Non. Il lave la vaisselle. Il fait ça très bien. Avec beaucoup d'entrain. Je crois qu'il vient ici pour le plaisir de laver la vaisselle.
Président
Peut-être qu'il n'a pas d'argent et qu'il aime bien faire au moins un repas par jour.
Secrétaire
En tous cas, la vaisselle, il la lave, il la rince. Après, c'est nickel. Tellement propre qu'on mangerait dedans.
Président
Quand il écrit, c'est la même chose. Après, on peut lire. "


70 pages au format 14x19 - 80 F - En vente aux Éditions Guenot, BP 101 - 92216 Saint Cloud
Édition de luxe à tirage limité, sur vergé de chiffon, en vente à l'association des Amis de Pierre Gripari

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lundi 7 janvier 2008

tout peut arriver, ... Un coup de foudre


Ce fut à Toulouse, dans ce lieu devenu mythique , le Château d'Eau. Cliquez et poursuivez la ligne....

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vendredi 30 novembre 2007

J'ai eu peur ....


Oui, j'ai eu peur, il y a fort longtemps, en lisant face à la cheminée flamboyante et bien enfoncée dans mon canapé, par une obscure journée de novembre, un livre intitulé "La nuit des enfants rois" et fort maladroitement offert à mon fils qui avait 9 ans.
J'ai vraiment eu peur.

Oui, j'ai eu peur, en regardant "Le passager de la pluie" avec Charles Bronson et la délicieuse Marlène Jobert.

J'ai vraiment eu peur.

Oui, j'ai eu peur en lisant "La chute de la maison Usher" de Edgard Poe.

J'ai vraiment eu peur.


Mais là où j'ai eu le plusseuh peur c'est en lisant ce qui suit. J'avais ..... C'était il y a très longtemps. Je ne sais plus quel âge j'avais.

"Il pouvait être minuit. Le feu s'était éteint et le plancher du dortoir ne s'éclairait plus que par la lumière vacillante de la lune qui semblait, à mesure qu'elle montait dans le ciel, vouloir visiter successivement chaque recoin de l'appartement. Ce n'était pas là tout ce qui remuait par terre, mais nos jeunes gens ne s'en apercevaient pas. Jacob Poot avait, petit à petit, accaparé presque toute la couverture. Il s'ensuivait que le capitaine Peter, à moitié gelé, rêvait qu'il était en train de patiner sur la mer de glace.
J'ai dit que la lumière de la lune n'était pas seule à se mouvoir sur le parquet nu et poli : quelque chose en effet s'avançait, sinon aussi lentement, du moins sans faire plus de bruit que ses blancs rayons.
"C'est le moment de te réveiller, Ludwig !"

Mais Ludwig dort toujours. Cependant son sommeil est agité. Karl n'entend-il rien non plus ? Karle, le brave, le sans peur, sinon sans reproches.

Non, Karl rêve qu'il est vainqueur à la course prochaine.
Et Pool ? Et Van Mounen ? Et Ben ? Eux non plus ne s'éveilleront donc jamais. Est-ce qu'aucun pressentiment ne pèse sur leur sommeil ? Hélas non. Ils sont tous à la course. Katrinka passe en chantant à travers leurs songes, puis disparaît en riant.

L'objet cependant continue à s'avancer lentement, lentement.

"Peter ! capitaine Peter, le danger s'approche !"
Peter n'entendit pas cette voix de son ange gardien qui l'avertissait : mais il rêva qu'il dégringolait d'un pic glacé, et ceci l'éveilla.
Qu'il avait froid ! Il tâcha de rentrer en possession de sa part légitime de couverture. Effort inutile ! Draps, couvertures, couvre-pieds, étaient solidement enroulés autour de l'inamovible Jacob. Peter regarda machinalement vers la fenêtre.
"Beau clair de lune, pensa-t-il ; nous aurons beau temps demain. Mais .... qu'est-ce que c'est que ça ?"

Il aperçut l'objet mouvant, ou plutôt une chose toute noire, car cela s'était arrêté quand Peter avait remué.
Il guetta en silence.
L'objet recommença à se mouvoir et approcha de plus en plus. Rendu plus attentif, il acquit la certitude qu'un homme, oui, un homme, et non pas un animal, comme il s'efforçait de le croire, rampait comme une chenille sur le parquet.

Le premier mouvement du capitaine fut de jeter l'alarme. Mais il se retint. Il voulait réfléchir.

Dans la main de l'homme, il voyait briller quelque chose. C'était la lame d'un couteau.... Ce n'était pas rassurant ! Mais Peter était doué d'une dose de sang-froid peu commune pour son âge.
Quand la tête de l'homme se relevait, Peter avait soin de fermer les yeux ; il comprenait qu'il fallait qu'il eût l'air de dormir profondément. Mais sitôt qu'elle se baissait, rien n'était plus perçant que le regard que jetait le capitaine sur les mouvements du malfaiteur.
L'ombre s'approchait de plus en plus ; déjà elle était à portée du lit de Peter. Là, Peter remarqua un temps d'arrêt ; la main qui tenait le couteau le posa avec des précautions infinies sur le plancher ; un bras prudent se souleva ensuite pour atteindre les effets du capitaine, posés sur une chaise au pied du lit. Le crime allait s'effectuer....."

J'ai vraiment eu peur. Mais je n'étais qu'une enfant.

Il m'arrive d'avoir peur aujourd'hui. Point ne m'est besoin de lire. Seulement de tomber par hasard sur la lucarne magique et quelques émissions de divertissement auxquelles participent de jeunes enfants dont les parents s'apprêtent à espérer gagner de l'argent (et eux aussi par la même occasion : quelle tristesse dans leurs yeux quand ils ne gagnent pas. Gageons qu'ils auront de merveilleux souvenirs palpitants à raconter à leurs petits enfants, plus tard au coin du feu)


La suite peut être lue à partir de la vingt-sixième ligne de la page 97 de l'ouvrage Bibliothèque Verte intitulé "Les Patins d'Argent" par P.-J. STHAL

J'en ai, semble-t-il, appris la page par coeur, virgules comprises. J'avais plus ou moins 8 ans et ma peur fut délicieusement éprouvante. Longtemps j'ai regardé la lueur de la lune sur le plancher avec inquiétude. Et si vous aviez vu l'illustration !!! Je vous la scanne, promis : voilà, c'est fait. Promis, c'est promis.









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mardi 20 novembre 2007

Coup de foudre

alain mabanckou memoires de porc-épic memoires Conteurs pas lu cet ouvrage vite vous le procurer j'en titube au Seuil seule concession à la majuscule

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